Situation 1.
Madame N. s'inquiète du comportement de son fils. Michel perd tout intérêt pour l'école depuis la rentrée des vacances de février. Jusqu'ici excellent élève sans avoir besoin de faire beaucoup d'efforts. Michel reproche à son instituteur de ne pas s'occuper lui .Par ailleurs, il se montre opposant et irritable. Madame N. explique qu'immédiatement après les vacances de Noël, le couple parental s'est brutalement séparé. Son mari, professeur d'histoire dans un collège, est parti vivre avec une de ses collè¬gues avec laquelle il aurait eu semble-t-il une liaison bien caché depuis près de deux ans. Madame N., comme ses deux enfants, a été totalement décontenancé par cette nouvelle. Michel n'évoque pratiquement pas la situation, mais il ne semblait pas apprécier de passer les vacances de Pâques avec son père et sa nouvelle amie. Au retour des vacances, il n'a fait aucun commentaire. Quelques jours avant de se rendre chez son père -ce qu'il fait deux fois par mois - il devient encore plus renfrogné et mange très peu.
Situation 2.
Le CM2 s'avère bien difficile pour Frédéric. Son père pense qu'il est temps de réagir. L'entrée en sixième est pour bientôt et il ne s'agit pas pour cet ingénieur au parcours scolaire et profession¬nel de tout temps brillantissime d'avoir un fils qui se paralyse au moindre contrôle alors qu'il a (l'intelligence de son père). D'autant plus que tous les soirs durant trois heures et tous les week-ends deux heures le matin et l'après ¬midi, monsieur G- fait réviser à Frédéric ses leçons et lui donne du travail supplé¬mentaire que son fils effectue correctement à chaque fois. (Alors pourquoi échoue-t-il chaque contrôle aussi bien écrit qu'oral? Je vous le demande Docteur). Madame G. essaie bien de suggérer qu'il faudrait peut-être ne pas saturer l'enfant, ne pas lui répéter sans cesse qu'il est nul et qu'il ne pourra intégrer la même grande école que son père, qu'il sera plus tard chômeur etc. Mais monsieur G, ne laisse guère sa femme développer son idée. Les méthodes qu'il utilise sont celles de ses parents. Elles ont fait leurs preuves.
Situation 3.
La situation d'Amélie après deux CP puis une classe de perfectionnement a été examinée par la Commission de circonscription préélémentaire et élémentaire (CCPE) qui a décidé de saisir la Commission de l'éducation spécialisée (CD ES) afin qu'Amélie soit orientée en institut médico-éducatif. Ses parents s'opposent à cette décision et viennent consulter en milieu hospitalier afin de pratiquer un « bilan» dont ils espèrent que les conclusions iront à l'en¬contre de l'avis de la Commission. Ils montrent les nombreux cahiers de copie qu'ils font faire à Amélie et qui prouvent ses capacités. Amélie se présente comme une petite fille dynamique, plutôt à l'aise.
Elle s'exprime dans un langage plutôt simple, avec des phrases mal construites et un vocabulaire limité, et ne donne pas l'impression au premier abord de souffrir d'une quelcon¬que psychopathologie. Mais interrogée de manière plus directive et précise, l'en¬fant montre d'importantes lacunes. Elle ne sait pas se situer dans le temps. La consultation survient après Noël et bien qu'une première neige soit tombée, Amélie ne peut dire quelle est la saison en cours. Toute opération arithmétique simple (addition uniquement), même avec un support concret, est échouée. Amélie n'a pas conscience de ses difficultés.
Commentaire clinique.
Généralités.
Cela peut surprendre mais s'adresser au pédopsy pour des raisons scolaires est un des grands motifs de consultation. Il peut s'agir de difficultés d'apprentis¬sage, de troubles du comportement plus ou moins importants en milieu scolaire ou bien, en l'absence de réels problèmes scolaires, de dysfonctionnements entre les parents et les enfants autour de l'école. Les situations cliniques sont très nombreuses. Il n'y a pas si longtemps, la consultation pédopsy pour échec sco¬laire concernait des enfants ayant redoublé au moins deux fois et se trouvant toujours en difficulté. À présent, le motif des consultations tourne souvent autour de problèmes scolaires modérés.
L'évaluation pédopsychiatrique et psychologique dans ces derniers cas va rarement donner des informations très concrètes. L'enfant n'a pas de difficultés spécifiques (par exemple langagières, sensorielles, motrices, etc.). Les tests psy¬chologiques indiquent une efficience intellectuelle moyenne, voire supérieure. L'examen pédopsychiatrique ou psychologique, mène au cours d'entretiens renouvelés, ne met pas en évidence de signes pathologiques particuliers. L'en¬fant se montre souvent aussi peu motivé par la scolarité que peu concerné par la démarche de consultation.
Toujours est-il que les situations d'échecs ou de difficultés scolaires nécessi¬tent souvent, outre les entretiens répétés, le recours à des évaluations complé¬mentaires afin d'essayer de mieux comprendre la cause de l'échec ou du désinvestissement scolaire de l'enfant, qu'il soit récent ou ancien.
Diversité des cadres cliniques.
La situation de Michel (situation 1) correspond à un état dépressif réactionnel à la séparation de ses parents. En outre, son désappointement parait s'accompagner d'un rejet du travail scolaire et de l'enseignant et qui pourrait témoigner d'un ressentiment à l'égard de son père, professeur du collège. Il lui faudra, plusieurs mois pour accepter ces changements familiaux.
Son père, après avoir pris la mesure du problème, cherchera â mettre en place des moments de relation privilégiée avec son fils. La dépression sera développée plus loin.
Frédéric (situation 2), quant à lui, présente un étal anxieux en relation avec la pression exercée par son père. Par son échec scolaire et du fait de l'importance que représente la scolarité pour son père, Frédéric exprime son souhait de voir le comportement familial changer à ce propos. La rigidité du père limitera toute évolution. Frédéric aura une adolescence orageuse et choisira une orientation professionnelle dans le milieu sportif au grand dam de son père. .
Après une évaluation soigneuse, il s'avéra qu'Amélie (situation 3) présente un retard mental léger qui entrave ses apprentissages et qui confirme l'orienta¬tion en IME proposée par la CDES, Après deux ans de scolarité dans cet etablisse¬ment spécialisé, Amélie aura fait des progrès notables et se montrera très contente de sa nouvelle école.
CE GROUPE A POUR BUT DE DONNER DES INFORMATIONS APROPOS DES TROUBLES PSYCHOLOGIQUES DIVERS ET DE SENSIBILISE LES GENS A PRENDRE SOINS ET DONNE LA CAPACITE AUX MEMBRES D'ECHANGER LEURS EXPERIENCE ET DONNE AUSSI A EUX LA CAPACITE DE TROUVER DES SOLUTIONS POUR LES PROBLEMES
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By JEAN-PIERRE on 07 Apr, 08
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c'est une chose tres evidente et ces ont des cas reel traiter par des specialistes alores maman et parnets faites attention
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