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GroupsTROUBLES PSYCHOLOGIQUES ET PSYCHOTHERAPIE D'AIDE


Psychologues, psychiatres, psychothérapeutes ou psychanalystes?

By JEAN-PIERRE on 07 Aug, 08

À la recherche d'une psychothérapie, il importe de connaître les différences entre psychologues, psychiatres, psychothérapeutes et psychanalystes.

Psychologues et psychiatres
Les psychologues et les psychiatres sont regroupés dans des ordres professionnels.
qui contrôlent l'exercice de leur profession: qui déterminent les exigences requises au niveau de la formation, qui élaborent et veillent au respect de règles d'éthique professionnelle (déontologie) et qui supportent la pratique en favorisant la mise à jour des connaissances.

La pratique doit, entre autres , être conforme à des modèles théoriques généralement reconnus dans la communauté scientifique.

Les psychologues détiennent un diplôme universitaire de niveau maîtrise ou doctorat spécialisé en psychologie respectivement obtenus après environ 5 et 8 années d'étude universitaire.

Les psychiatres sont des médecins dont la spécialité est la psychiatrie (5 années de spécialité après 4 ou 5 années de médecine générale).

La psychothérapie est surtout pratiquée par les psychologues, les psychiatres se consacrant surtout aux évaluations diagnostiques et au suivi médical associé à la prescription de médicaments.

Psychothérapeutes

L'utilisation du titre de psychothérapeute n'est pas contrôlée et des gens de provenances diverses l'utilisent. La formation et l'expérience des psychothérapeutes varient donc beaucoup ainsi que les approches utilisées qui peuvent être reconnues ou relever de croyances personnelles, d'ésotérisme, etc. La prudence est de mise.

En France, le gouvernement doit présenter prochainement des décrets d'application concernant le titre de psychothérapeute qui en préciseront les conditions d'utilisation.

Psychanalystes

Bien que des psychologues et des psychiatres soient d'approche psychanalytique tout en utilisant ou non le titre de psychanalyste, l'utilisation de ce titre ne requière ni d'être psychologue, ni d'être psychiatre.

Il n’existe pas de définition légale du titre de psychanalyste en France. Différentes sociétés de psychanalyse accordent ce titre sur la base de la réalisation d'une psychanalyse personnelle et de supervision

Quelles sont les différentes approches en psychothérapie ?

By JEAN-PIERRE on 07 Aug, 08

On distingue quatre principales orientations théoriques reconnues dans le domaine de la psychothérapie: les approches cognitive-behaviorale (aussi appelée cognitive comportementale ou cognitivo-comportementale), dynamique-analytique, humaniste-existentielle et systémique.

Celles-ci se différencient par leur origine, leur compréhension de la nature humaine.
et les techniques employées.

Il existe une variété d'approches spécifiques qui se rattachent, le plus souvent, à ces grandes approches.

Il existe également une multitude d'approches non reconnues par les milieux scientifiques en psychologie et qui, le plus souvent, ne sont pas pratiquées par des professionnels appartenant à des ordres professionnels ou des associations professionnelles sérieuses. (1)

L'approche cognitive-behaviorale

L’approche cognitive repose sur le modèle selon lequel l'interprétation que l'on fait d'une situation détermine en grande partie les émotions et les comportements. Réciproquement, les émotions et les états physiologiques influencent cette interprétation. Par ailleurs, l'interprétation repose sur des croyances profondes sur soi et sur le monde qui ont été formées par l'expérience, souvent dans l'enfance.

La démarche psychothérapeutique a pour but de développer l'observation de ces composantes (comportements, états physiologiques, émotions, interprétations, croyances) et de leur interaction pour mieux contrôler les états psychologiques (stress, anxiété, dépression, etc.) et améliorer l'adaptation. Ce travail passe souvent par une conscientisation et une remise en question des croyances et des traits de personnalité qui rendent l'adaptation difficile.

L’approche behaviorale vise l'acquisition de comportements adaptés, par exemples: le développement d'habiletés (de résolution de problèmes, de communication, de relaxation, ...), le changement de certains aspects du mode de vie (gestion du stress, ...), l’adoption de comportements efficaces pour traiter certains troubles comme les phobies, l'obsession-compulsion, .... Pour ce, il est souvent nécessaire de développer une meilleure connaissance des facteurs qui déterminent les comportements et d'agir sur ces facteurs.

Dans la pratique, les pôles cognitif et behavioral de l'approche sont étroitement imbriqués et complémentaires.

L'approche dynamique-analytique

L'approche dynamique-analytique est principalement influencée par la psychanalyse dont le père est Sigmund Freud. Elle fait appel au concept d'inconscient (que rejète la recherche fondamentale en psychologie à laquelle se rattache l'approche cognitive-behaviorale).

Les difficultés présentes sont conçues comme ayant leurs origines dans les conflits irrésolus de l'enfance. La méthode analytique classique consiste à interpréter le discours (où la libre association est importante) pour prendre conscience de l'influence des conflits inconscients sur les fonctionnements actuels afin de s'en dégager.

Il s'agit traditionnellement d'une démarche qui est relativement longue. Des approches à plus court terme, dont la thérapie de soutien qui vise à renforcer les mécanismes d'adaptation actuels, sont aussi développées.

L'approche humaniste-existentielle

Cette approche mise sur la capacité de la personne à comprendre ses difficultés, à trouver ses propres solutions et à apporter les changements adaptés.

Elle vise à offrir des conditions de confiance et de respect qui favorisent le développement de la personne. Elle vise à faciliter l'exploration de soi et l'expérimentation. La relation thérapeute-client est égalitaire et non directive.

L'accent est mis sur le présent, sur la capacité de la personne à prendre conscience de ses difficultés actuelles, de les comprendre et de modifier en conséquence sa manière d'être ou d'agir.

La Gestalt thérapie développée par Perls et la thérapie non-directive de Rogers sont des exemples de cette approche.

L'approche systémique

Souvent utilisée en thérapie familiale, cette approche considère que le problème d'une personne peut résulter de l'interaction avec l'entourage. Un problème commun à la famille ou à un groupe est défini et des solutions conciliant au mieux les attentes de chacun sont recherchées.

Les symptômes de ménopause: leurs sévérités et leurs fréquences

By JEAN-PIERRE on 04 Jul, 08

Les perturbations du sommeil représentent les symptômes de ménopause le plus fréquent, le plus sévère et le plus persistant selon une recherche publiée dans le Journal of Clinical Nursing. Les sueurs nocturnes représentent le deuxième symptôme en termes de sévérité.
Dr Judith A Berg et ses collègues ont réalisé cette étude auprès de 110 femmes américaines, d'une moyenne d'âge de 49 ans, entrant dans la ménopause (1).
Les femmes rapportaient en moyenne 7 des 10 symptômes de ménopause les plus fréquents. La sévérité des symptômes était évaluée sur une échelle de 0 à 4, 0 représentant aucun symptôme et 4 représentant l'extrême.
Les difficultés de sommeil étaient considérées comme le symptôme le plus sévère (moyenne de 2.9) par les participantes, suivies par les sueurs nocturnes (2.58), l'irritabilité (2.56), les problèmes de mémoire (2.42), les bouffées de chaleur (2.41), les sautes d'humeur (2.12), les sueurs diurnes (1.88), la dépression (1.73), la sécheresse vaginale (1.45) et les saignements irréguliers (0.82).
En ce qui concerne la fréquence de ces symptômes, 95% rapportaient des difficultés de sommeil, 92% des problèmes de mémoire, 87% de l'irritabilité, 85% des sueurs nocturnes, 91% de bouffées de chaleur, 75% des sautes d'humeur, 71% de la dépression, 66% des sueurs pendant la journée, 55% une sécheresse vaginale et 35% des saignements irréguliers.
Les femmes qui rapportaient des problèmes de suées et de bouffées de chaleur pendant la journée en vivaient en moyenne 6 par jour (passant de 3.5 lorsque les dernières menstruations dataient de 2 mois à 6 lorsque les menstruations dataient de 3 à 11 mois). Les femmes rapportant des suées nocturnes en avaient en moyenne 3 par nuit (passant de 1.9 à 2.67, puis à 3.25 après 12 mois).
Les perturbations du sommeil constituaient une exception notable en demeurant constantes indépendamment du temps écoulé depuis la dernière menstruation.
Les résultats semblent indiquer que les problèmes de sommeil sont relativement indépendants des sueurs nocturnes et des bouffées de chaleur, demeurant constants à travers le temps malgré les changements de fréquence des sueurs et des bouffées de chaleur.

(1) Dont les menstruations étaient en changement, survenant à des intervalles plus courts ou plus longs et étant plus légères ou plus abondantes. Pour faire partie de la recherche, les femmes devaient avoir eu leur dernière menstruation dans les trois dernières années. La dernière menstruation datait en moyenne de cinq mois. Les femmes étant sous traitement hormonal ou prenant des médicaments psychotropes étaient exclues.

La femme bisexuelle: étape, transition ou orientation stable?

By JEAN-PIERRE on 30 Jun, 08

La bisexualité chez les femmes semble être une orientation sexuelle distincte et non pas simplement une étape expérimentale ou transitoire dans un cheminement vers le lesbianisme selon une étude publiée dans la revue Développemental Psychology.

Lisa M. Diamond, chercheure en psychologie de l'Université de l'Utah, et son équipe ont suivi 79 femmes non hétérosexuelles pendant 10 ans, en les interrogeant tous les deux ans.

Les participantes étaient âgées, au début de la recherche, de 18 à 25 ans. Elles s'identifiaient comme lesbiennes, bisexuelles ou ne s'identifiaient à aucune de ces catégories.

Chez les femmes bisexuelles, l'attrait envers les deux sexes s'est avéré stable.

Les résultats montrent notamment que:

- Les femmes bisexuelles et celles ne s'identifiant à aucune catégorie étaient plus susceptibles de changer d'identité durant les dix années de la recherche. Mais elles avaient tendance à changer entre les catégories bisexuelles et non identifiées plutôt que de passer à une identité lesbienne ou hétérosexuelle.

- 17% des répondantes ont passé d'une identité bisexuelle ou non qualifiée vers hétérosexuelle durant l'étude. Mais plus de la moitié d'entre elles sont revenues vers une identité bisexuelle ou non qualifiée avant la fin de la recherche.

- Pendant les dix années de la recherche, la plupart des femmes se sont impliquées dans une relation de couple monogame à long terme (c'est-à-dire plus d'un an) : 70% de celles s'identifiant comme lesbiennes, 89% des bisexuelles, 85% de celles ne qualifiant pas leur orientation et 67% de celles qui se considéraient homosexuelles.

- Les définitions des femmes du lesbianisme et de leurs fantasmes semblaient permettre plus de flexibilité dans les comportements que leurs définitions de l'hétérosexualité. Par exemple à la dernière interview, parmi les femmes s'identifiant comme lesbiennes, 15% rapportaient un contact sexuel avec un homme durant les deux années précédentes. Comparativement, aucune femme s'identifiant comme hétérosexuelles ne rapportait de rencontre sexuelle avec une femme pendant la même période.

"Cela supporte la notion que la sexualité féminine est relativement fluide et que la distinction entre les femmes lesbiennes et bisexuelles n'est pas rigide", commente Diamond.

La peur de rougir (éreutophobie)

By JEAN-PIERRE on 16 Jun, 08

La peur de rougir en public (éreutophobie ou érythrophobie) est une forme de phobie sociale. Les personnes qui en souffrent rougissent facilement, ce qui les gêne dans leurs rapports sociaux parce qu'elles ont peur que leur rougissement soit remarqué et interprété faussement.

Certaines personnes sont physiologiquement prédisposées à rougir très facilement.

Essayer de contrôler le rougissement ne mène souvent qu'à l'accentuer davantage. Les personnes éreutophobes ont souvent tendance à éviter les situations à risque, c'est-à-dire la plupart des situations sociales, et peuvent finir par avoir une vie sociale très restreinte.

La psychothérapie cognitive behaviorale (aussi appelée cognitivo-comportementale) peut aider à composer avec cette phobie. Elle consiste surtout à aider la personne à apprendre à vivre avec le problème et à accepter graduellement ses rougissements. Il s'agit d'apprendre à être moins perturbé et coupé de ses moyens par le rougissement, à être capable d'en parler et même d'en rire.

Les progrès dans ce sens ont fréquemment pour conséquence une diminution des rougissements en fréquence et en intensité.

Il est souvent très utile de réviser ses idées sur le rougissement. Les gens qui ont ce problème ont souvent des idées plus négatives que la réalité par rapport aux perceptions de leurs interlocuteurs, à l'importance de paraître parfait, etc..

La démarche consiste à travailler d'abord à mieux accepter et s'adapter au rougissement en présence de gens proches et d'élargir à mesure que l'on apprend à se sentir moins perturbé par le problème.

Apprendre à exprimer à l'interlocuteur l'émotion qui est à l'origine du rougissement peut aider à se sentir moins mal à l'aise (ex. votre compliment me touche, ce que vous me dites me fâche un peu, etc.).

Pour les cas les plus extrêmes, une intervention chirurgicale, la sympathectomie thoracique qui consiste à sectionner le nerf sympathique, peut être pratiquée. Cette dernière comporte toutefois des effets indésirables et des risques

Comment contrôler une attaque de panique (crise d'anxiété)

By JEAN-PIERRE on 13 Jun, 08

Plus on est conscient de la façon dont surviennent les crises de panique (aussi appelée crise d'anxiété), plus on peut être en mesure de les contrôler.

D'abord, il faut savoir que la réaction naturelle de l'organisme à l'anxiété est d'accélérer la respiration qui devient également très superficielle. Ceci augmente le niveau d'oxygène dans le sang. Lorsque ce niveau dépasse un certain seuil, des symptômes d'anxiété s'installent. Ses symptômes contribuent en retour à augmenter l'anxiété ou l'angoisse. On peut atténuer tout cela en prenant le temps de se concentrer sur sa respiration pour la rendre plus profonde et surtout plus lente. Cela exige plusieurs minutes et de la concentration car, à ce moment, il est contre nature de respirer calmement puisque nous sommes anxieux. Mais le fait de mettre un peu de côté les pensées anxieuses pour se concentrer sur la respiration contribue aussi à ce que ce moyen fonctionne puisque ce sont ces pensées qui nous mettent dans cet état.

Par ailleurs, il faut être conscient que dans des états émotifs tels que l'anxiété, l'angoisse, l'humeur dépressive, la colère, etc., les pensées sont influencées par ces états. Elles deviennent biaisées (moins rationnelles) et vont dans le sens d'entretenir et d'amplifier nos états émotifs. Dans ces moments, par exemple, on va penser au pire qui puisse arrivé alors que les faits concrets ne justifient pas de croire que le pire est le plus probable et ces pensées amplifient l'anxiété. Ou encore, lorsque nous sommes épuisés, les défis que nous devons relever nous sembleront des montagnes. Il n'est pas le temps de réfléchir à nos problèmes quand l'anxiété est trop forte ou que nous sommes trop fatigués. Dans ces moments, il est souvent préférable de remettre à plus tard la réflexion et plutôt s'accorder un moment de détente, se distraire, faire quelque choses d'agréable etc.

Il est essentiel d'apprendre à questionner les pensées qui génèrent l'anxiété, le découragement, etc... Par exemples: Est-ce que les faits appuient cette croyance? Est-ce que ce scénario est très probable ?, etc.

Qu'est-ce qu'une attaque de panique (ou crise d'anxiété)?

By JEAN-PIERRE on 11 Jun, 08

L'attaque de panique (aussi appelée crise d'anxiété) est un moment (rarement plus de 20 à 30 minutes) d'anxiété, de peur ou de malaise très intense accompagné de quelques uns de ces symptômes physiques ou cognitifs (i.e. ayant trait aux perceptions et aux pensées):

- palpitations, battements de cœur ou accélération du rythme cardiaque
- transpiration
- tremblements ou secousses musculaires
- sensations de "souffle coupé" ou impression d'étouffement
- sensation d'étranglement
- douleur ou gêne thoracique
- nausée ou gêne abdominale
- sensation de vertige, d'instabilité, de tête vide ou impression d'évanouissement
- déréalisation (sentiments d'irréalité) ou dépersonnalisation (être détaché de soi)
- peur de perdre le contrôle de soi ou de devenir fou
- peur de mourir
- sensations d'engourdissement ou de picotements
- frissons ou bouffées de chaleur

D'autres symptômes d'anxiété sont souvent présents: boule dans la gorge ou gorge sèche, déglutition difficile, douleurs d'estomac, douleurs musculaires, jambes molles, difficulté de concentration, se sentir désorienté et confus, vision embrouillée

Les symptômes d'une attaque de panique sont le résultat d'une hyperventilation. Lorsqu'une personne est anxieuse, l'organisme réagit par une accélération de la respiration qui devient aussi plus superficielle. Ces symptômes sont désagréables et souvent inquiétants. Il est fréquent qu'une personne souffrant d'une attaque de panique croie faire ou risquer de faire une crise cardiaque ou avoir un accident vasculaire cérébral. Les symptômes ne sont cependant pas dangereux. Pour les atténuer, perdre le temps de respirer lentement et profondément.

Qu'est-ce que le syndrome prémenstruel (SPM)?

By JEAN-PIERRE on 09 Jun, 08

La définition du syndrome prémenstruel (SPM) varie selon les sources. Le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV) présente de façon préliminaire, car des études sont encore nécessaires, des critères pour le "trouble dysphorique prémenstruel" qui toucherait de 3 à 5 % des femmes, bien que 20 à 50% pourraient souffrir d'un syndrome prémenstruel, moins sévère, qui ne rencontre pas tous les critères du trouble dysphorique dont voici les critères:

A. Au cours de la plupart des cycles menstruels de l'année écoulée, cinq ou plus des symptômes suivants ont été présents dans la plupart du temps lors de la dernière semaine de la phase lutéale (entre l'ovulation et le début des règles). Ils se sont améliorés au cours des premiers jours de la phase folliculaire (qui débute avec les règles) et sont demeurés absents pendant la première semaine après les règles.

L'un de ces symptômes doit être (1), (2), (3) ou (4):

1. Humeur dépressive marquée, sentiments de désespoir ou autodépréciation (idées de dévalorisation).
2. Anxiété marquée, tensions, impression d'être nouée, tendue, nerveuse
3. Labilité émotionnelle marquée (p. ex.., brusque sentiment de tristesse, envie de pleurer, hypersensibilité au rejet)
4. Colère ou irritabilité marquée et persistante ou augmentation des conflits interpersonnels.
5. Diminution de l'intérêt pour les activités habituelles (p. ex., travail, école, amis, loisirs).
6. Difficultés subjectives à se concentrer.
7. Léthargie, fatigabilité excessive ou perte d'énergie marquée.
8. Modification marquée de l'appétit, hyperphagie, envie impérieuse de certains aliments.
9. Hypersomnie ou insomnie.
10. Sentiment d'être débordée ou perte de contrôle.
11. Autres symptômes physiques tels que tension ou gonflement des seins, céphalées, douleurs articulaires ou musculaires, impression d'enfler, prise de poids.

B. La perturbation interfère nettement avec le travail ou l'activité scolaire, les activités sociales habituelles et les relations avec les autres.

C. La perturbation ne correspond pas seulement à l'exacerbation des symptômes d'un autre trouble comme un trouble dépressif majeur, un trouble panique, un trouble dysthymique ou un trouble de la personnalité (bien qu'elle puisse se surajouter à chacun de ces troubles).

D. Des évaluations quotidiennes réalisées pendant au moins deux cycles symptomatiques consécutifs doivent confirmer la présence des critères A, B, C.

En dépression, comment s'aider?

By JEAN-PIERRE on 07 Jun, 08

Voici quelques conseils pour s'adapter à la dépression et la surmonter:

Conscientiser et contrôler les pensées
Observez et développez votre conscience que plus vous vous sentez déprimé, plus vos pensées deviennent négatives et pessimistes ce qui vous déprime encore plus. Vous devenez moins capables de voir les aspects plus encourageants et de faire la part des choses.
Plus vous vous sentez déprimé, moins c'est le temps d'essayer d'analyser et de faire le point. Changez-vous les idées. Vous réfléchirez à vos problèmes dans les moments où vous vous sentez mieux.

Prendre le temps
Acceptez que le rétablissement prend du temps. C'est le plus souvent une question de mois avant que l'humeur, l'intérêt et l'énergie s'améliorent. Ne soyez pas déçu chaque jour qu'il en soit ainsi. Adaptez-vous à cette situation. N'essayez pas de performer selon vos normes habituelles. Prenez soin de vous.

Garder un certain niveau d'activité
En dépression, la motivation, l'intérêt, l'énergie et l'attention sont limités. Il est plus difficile d'être actif. Même si ça ne vous tente pas beaucoup toutefois, il est aidant de s'efforcer d'avoir quelques activités quotidiennes tout en respectant vos limites. Même si vous n'y prenez pas autant de plaisir que normalement, cela vous change les idées, vous stimule et vous donne une certaine satisfaction. Attention pour ne pas consacrer toute votre énergie limitée à des tâches routinières seulement. Prenez un peu de temps, même si les tâches ne sont pas toutes faites, pour faire des choses plaisantes.

Intégrer des activités plaisantes
Profitez-en pour penser à intégrer des activités plaisantes dans votre mode de vie à plus long terme. Pensez à des activités qui peuvent répondre à des désirs ou des besoins significatifs pour vous: vous mettre en forme, développer des talents, apprendre dans un domaine qui vous intéresse, mettre de l'agrément dans chaque journée, partagez des intérêt avec vos proches, etc.

Faire un peu d'exercice modéré
Essayez d'intégrer dans votre routine un peu d'exercices modérés. L'effet antidépresseur de l'exercice modéré est bien démontré, notamment en raison de son action sur certains neurotransmetteurs. Vous n'êtes pas sportif? La marche est une activité physique bénéfique. Profitez-en pour remarquer la nature. Prenez un repos au retour avant de passer à autre chose.

Identifier les causes et les facteurs de dépression
Essayez de comprendre comment il se fait que vous vous retrouvez en dépression. Souvent il s'agit d'un combinaison de causes. Laquelle ou lesquelles sont plus déterminantes? Que pourriez-vous changer dans votre vie pour être plus heureux? Cela requière souvent un changement assez important de ses priorités et de ses croyances. La croyance "Je n'ai pas le choix" est une grande embûche au changement.

Se faire aider

Les traitements de la dépression couramment proposés sont la psychothérapie et les médicaments antidépresseurs.

S'adapter à la dépression, la comprendre et la surmonter peut être difficile et long par soi-même. La psychothérapie peut aider à sortir de la dépression plus rapidement en aidant à mieux s'y adapter, à mieux en comprendre les causes et à faire des changements qui améliorent la qualité de vie et préviennent la rechute.

Plusieurs recherches récentes ont montré une efficacité très réduite des antidépresseurs pour guérir la dépression légère à modérée. Ces études ont toutefois montré une meilleure efficacité pour traiter la dépression sévère. Une combination de psychotherapies et de medicaments est alors recommandée.

Qu'est-ce que le trouble de la personnalité borderline (ou limite)?

By JEAN-PIERRE on 02 Jun, 08

Le trouble de la personnalité borderline (ou trouble de la personnalité limite) est caractérisé par des émotions intenses, des comportements impulsifs et une instabilité de l'identité et des relations. Le trouble est généralement considéré comme résultant d'une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux (les expériences vécues). Il s'agit d'un mode général d'instabilité des relations interpersonnelles, de l'image de soi et des affects avec une impulsivité marquée, qui est présent au début de l'âge adulte et dans des contextes divers, comme en témoignent au moins cinq des manifestations suivantes:
(1) efforts effrénés pour éviter les abandons réels ou imaginés

(2) mode de relations interpersonnelles instables et intenses caractérisées par l'alternance entre les positions extrêmes d'idéalisation excessive et de dévalorisation

(3) perturbation de l'identité: instabilité marquée et persistante de l'image ou de la notion de soi (ex. retournements brutaux et dramatiques de l'image de soi, avec des bouleversements des objectifs, des valeurs et des désirs professionnels; des changements soudains de d'idées et de projets concernant la carrière, l'identité sexuelle, le type de fréquentations)

4) impulsivité dans au moins deux domaines potentiellement dommageables pour le sujet (ex.: dépenses, sexualité, toxicomanie, conduite automobile dangereuse, crises de boulimie).

5) répétition de comportements, de gestes ou de menaces suicidaires, ou d'automutilations

6) instabilité affective due à une réactivité marquée de l'humeur (ex.: dysphorie épisodique intense, irritabilité ou anxiété durant habituellement quelques heures et rarement plus de quelques jours)

(7) sentiments chroniques de vide

(8) colères intenses et inappropriées ou difficulté à contrôler sa colère (ex.: fréquentes manifestations de mauvaise humeur, colère constante ou bagarres répétées)

(9) survenue transitoire dans des situations de stress d'une idéation persécutoire ou de symptômes dissociatifs sévères.
Le diagnostic est porté chez une personne rencontrant au moins 5 de ces manifestations si les symptômes sont sévères et sont présents assez longtemps pour causer une détresse émotionnelle ou des problèmes de fonctionnement dans les relations ou au travail.

Des épisodes psychotiques (paranoïa ou perte d'un sens de la réalité) temporaires sont possibles particulièrement lorsque la personne traverse une crise personnelle.

Le trouble de personnalité limite (borderline) est souvent accompagné d'autres troubles tels que troubles de l'humeur (dépression, trouble bipolaire), abus de substance, trouble alimentaire (ex. boulimie), ...

Les premiers signes du trouble apparaissent généralement à la fin de l'enfance. Il s'agit le plus souvent de comportements impulsifs et imprudents.

La prévalence de la personnalité borderline (limite) est évaluée à environ 2% de la population générale, à 10% chez les personnes vues en consultation psychiatrique et à environ 20% chez les personnes hospitalisées dans des services de psychiatrie.

L'évolution est très variable. Le mode le plus fréquent est celui d'une instabilité chronique au début de l'âge adulte avec des épisodes notables de perte de contrôle des affects et des impulsions ainsi qu'un recours important aux systèmes de soins et de santé mentale. Le risque de suicide est plus important chez le jeune adulte et diminue progressivement avec l'âge. La plupart des personnes deviennent plus stables dans leurs relations et leur travail pendant leur quatrième et cinquième décennies.

Image corporelle et sexualité à la ménopause

By JEAN-PIERRE on 30 May, 08

Selon un sondage auprès de femmes âgées entre 35 et 55 ans, elles considèrent généralement qu'elles étaient plus attrayantes sexuellement lorsqu'elles avaient dix ans de moins, et cela qu'elles aient ou non atteint la ménopause.

Les résultats montrent que moins les femmes se perçoivent comme attrayantes, moins elles désirent les relations sexuelles et moins elles sont actives sexuellement. Près de deux-tiers des femmes interrogées rapportaient une diminution d'intérêt et d'activité sexuelle au cours des dix dernières années. Une minorité rapportait au contraire un plus grand intérêt et une sexualité plus active.

Par ailleurs selon les résultats de cette recherche, la ménopause comme telle n'aurait pas d'influence significative sur la sexualité. Les changements plus grands observés à cet âge seraient plutôt reliés à l'image corporelle des femmes qui est souvent plus négative.

Malgré la baisse d'intérêt et d'activité sexuelle toutefois, les femmes rapportaient généralement être satisfaites de leurs relations sexuelles quand elles en avaient et en tirer beaucoup de plaisir. Parmi elles, 72% rapportaient être physiquement et émotionnellement satisfaites après une relation sexuelle et 71% rapportaient une satisfaction générale par rapport à leur sexualité.

Près de 20% des participantes ne trouvaient aucune caractéristique attrayante à leur corps et se déclaraient dans l'ensemble insatisfaites de ce dernier.

Les caractéristiques de leur corps que les femmes considéraient les moins attrayantes étaient leur ventre, leurs hanches, leurs cuisses et leurs jambes. Il est habituel pour les femmes d'être insatisfaites avec ces parties de leur corps qui sont affectées par le gain de poids en prenant de l'âge. Lorsque les femmes atteignent la cinquantaine, le surplus de poids a en moyenne doublé. Le poids tend aussi à se distribuer autrement et se situe davantage à la poitrine, la taille et le haut du dos. Alors qu'il est naturel pour les femmes en milieu de vie que leur corps change ainsi, les standards demeurent un corps jeune et mince, ce qui crée une anxiété par rapport au vieillissement et une pression pour les femmes plus âgées pour camoufler ces changements normaux.

La recherche impliquait 307 femmes hétérosexuelles dont 99% avait une éducation de niveau collégial, 83% travaillaient à l'extérieur de la maison et 80% vivaient avec un partenaire. Parmi elles, 63% disaient vivre des changements reliés à la ménopause (incluant la pré-ménopause), 21% n'en vivaient pas encore et 15% étaient en post-ménopause.

LA DELINQUANCE JUVENILE

By JEAN-PIERRE on 07 May, 08

Introduction.

La délinquance appartient à la catégorie générale des troubles du comportement, les enfants étiquetés comme délinquants présentent non seulement des signes de brutalités, de provocation et de désobéissance communes à tous les troubles du comportement, mais ils commettent également des infractions délibérées à la loi.
Certains comportements antisociaux ou délinquants, comme les menaces adressées aux autres, les tricheries, les mensonges ou le vol sont aussi courant avant l’adolescence, mais chez les adolescents, ces comportements ont cependant tendance à devenir plus sérieux, plus dangereux et plus permanents.

Définition.
Au sens large, la délinquance, c’est l’ensemble d’infractions à la loi pénale, commis par des mineurs de moins de 18 ans. Elle se caractérise par l’agressivité, l’exploitation d’autrui, le comportement antisocial, la haine de l’autorité, une tendance à la cruauté et à la destruction des biens et des personnes.

Causes.
L’intensification des actes délinquants à plusieurs causes :
- Stimulation audio visuelle.
- Besoin de liberté plus vivement ressentie qu’autrefois.
- Diminution de l’intimité familiale.
- Perte d’autorité parentale.
- Dissociation du milieu familial.
- Maturation physique et intellectuelle précoce.
- Dysharmonie et déséquilibre affectif.
- Ennui
- Eveil sexuel précoce.
- Drogue et alcool à la portée de tout le monde.

Nature de la délinquance.

Pour Mucchielli, la délinquance est une dissociation au moment de l’adolescence, c’est un désengagement très profond à l’égard de l’autre et un désintérêt affectif. On est délinquant, ajoute Mucchielli, parce que durant notre enfance on n’a pas eu l’expérience de la valeur, de la discipline. La mère est la première responsable d’une telle éducation :
- Si elle s’est refusée à pratiquer le dressage par contrainte, d’écraser le moi de l’enfant.
- Si elle à accepte que son enfant vive en hospitalisme.
C’est ensuite la responsabilité du père qui n’a pas su apparaître pour l’enfant entre deux et six ans comme gardien des valeurs, celui avec qui on apprend à les aimer et aimer les servir.

Les personnalités délinquantes.
On peut décrire les délinquants comme étant :
- Physiquement : athlètes et muscles.
- Tempérance : ils sont actifs, sans repos, impulsifs, agressifs, destructeurs, sadiques.
- Attitude : ils sont hostiles, défiants, soupçonneux, têtus, cassants, indépendants.
- Psychiquement : ils ont tendance à l’expression intellectuelle directe et concrète plus que symbolique, ils ont peu de méthodes pour aborder les problèmes.
- Socialement : ils ont issus de foyer dont les membres ont une intelligence relative ou bornée qui offre peu d’affection, de stabilité et de moralité. Les parents sont incapables d’être modèle d’identification.

Les types d’activités délinquantes.
- Atteinte à la propriété.
- Vol : vol des produits alimentaires, vol d’argent, d’objets ayant une certaine valeur, vol de véhicules, bicyclettes, vélomoteurs ou automobiles, il ya des vols à la maison plus ou moins tolérés et des vols extra-familiaux (école, sociétés...)
- Délits de violence : agression
- Délits sexuels : viol individuel ou collectif, prostitution, homosexualité.
- Fugue et vagabondage : abandon du domicile familiale appliquant tous les types d’activités selon les cas.
- Toxicomanie et alcoolisme : ce sont les drogues et les alcooliques qui sont capables de tout faire.
- Les incendiaires (les pyromanes) mettant du feu partout (institution, écoles, maisons…)
Nous constatons d’après les types d’activités que la délinquance peut être individuelle comme elle peut être collective sous formes de bandes.

Traitement de la délinquance.
On parle trop de modification de structures sociologiques dans le but de provoquer un meilleur épanouissement familial. On parle de modifications éducatives par l’intervention des psychologues ou des psychiatres dans le cadre pédagogique et la création de centre médico-pédagogiques. On parle de modifications psychologiques des réunions et des conférences qui concernent les enfants à problèmes, des conseils donnés aux parents, création d’écoles pour les parents.

L’évangile au risque de la psychanalyse

By JEAN-PIERRE on 05 May, 08

1-Intoduction.

L’évangile au risque de la psychanalyse, un titre qui crée chez nous plusieurs questions: est-il possible de psychanalyser l’évangile? Comment peut-on psychanalyser les personnes qui sont mortes depuis des milliers d’années? Peut-on établir des rapports entre des textes spirituels et d’une interprétation scientifique?
Françoise DOLTO, étant psychanalyste, a découvert en lisant l’évangile un “psychodrame” (techniques psychothérapiques créées par MORENOT 1921 qui utilise le jeu dramatique libre et vise à développer activement la spontanéité des patients) les mots mêmes avec lesquels ont raconté, la sélection des phrases, le choix de certains thèmes peuvent être entendus d’une autre manière depuis la découverte de l’inconscient et de ses lois par Freud. Son ouvrage est une sorte de dialogue entre Gérard SEVERIN (psychanalyste) et elle, elle a choisi 10 textes de l’évangile qui ont formé son ouvrage.


2- Méthodes.

En lisant l’évangile, DOLTO a utilisé 3 méthodes d’interprétation: Interprétation au niveau humain, Interprétation imaginaire, et lecture psychanalytique. Dans son ouvrage, DOLTO a interprété la plus part des textes en utilisant les 3 méthodes ensemble. Mais pour distinguer entre les 3 méthodes j’ai essayé dans mon travail de préciser dans chaque texte l’exemple qui concerne chaque méthode à part.


a- Interprétation au niveau humain.

Dans l’évangile qui parle de “La Sainte Famille”, DOLTO a trouvé que la famille animale n’existe pas devant les lois, pour elle la famille est un terme humain qui entraîne la responsabilité réciproque des parents vis à vis de l’éducation d’un enfant. Donc elle est partie du sens humain pour trouver les liens entre Marie, Joseph et Jésus le fils et non pas du sens biologique.
Aussi dan les évangiles qui parlent des “ petits enfants”, Jésus invite tout homme à trouver en lui “l’enfant”, pour accueillir le royaume de Dieu, quand Jésus dit:” Laissez venir à moi les petits enfants” c’est pour dire laissez venir chaque homme à sa filiation, à l’Etre ; Etre humain, pour dire aux adultes de laisser leurs enfants advenir leur liberté, leur pleine humanité, ne les retenez pas dans leur élan qui les pousse vers une expérience qui les appelle, pour dire encore aux enfants de ne rester pas enclos dans leurs désirs dépendant de leurs parents, enfin Jésus a dit de laisser venir à lui les enfants, c’est pour dire laissez-les venir à la liberté de désirer que Dieu les soutient.

b- Interprétation imaginaire.

Dans l’évangile “Au Temple”, DOLTO a imaginé ce que Marie avait pensé face à l’attitude de Jésus au Temple: Marie a pensé que Jésus avait joué intentionnellement un mauvais tour, c’est pourquoi elle a dit:” Mon fils pourquoi as-tu agit de la sort avec nous? Voilà que ton père et moi-même nous te cherchions tout affligé.” Aussi DOLTO a imaginé l’attitude de Jésus face à la réaction de sa mère en leur disant : Je ne t’appartiens pas, j’étais ton enfant mais maintenant, je suis au affaire de mon père, j’ai ma propre voie à suivre, ma propre vocation. Encore dans l’évangile de la résurrection du fils de la veuve DOLTO a imaginé la réaction du jeune homme après sa résurrection: “ Debout, un instant, regardant tour à tour Jésus et sa mère, il hésite”, et elle a imaginé encore la réaction de la mère: “Elle suplit du regard de Jésus qu’il dit à son fils d’aller vers elle, qu’elle le serre dans ses bras, vivant contre son cœur”.En plus, dans la résurrection du Lazare, DOLTO a imaginé l’auto discours du Jésus: “ Ma mission n’est pas que les gens vivent de ce que, moi, je suis là avec mon corps charnel, ou mourant parce que je ne suis plus là. C’est la foi en Dieu et l’amour les uns pour les autres qui doivent les faire vivre.


c- Lecture psychanalytique.

Dans son ouvrage, DOLTO a essayé selon les textes de l’évangile, d’analysé les personnages des textes. On voit dan l’évangile “A CANA”, que la réaction du Jésus face aux paroles de sa mère comme une sorte “d’angoisse” expliquée par la psychanalyse comme la réaction de tout homme devant des actes importants qui engagent son destin et sa responsabilité. Aussi dans la “résurrection du fils de la veuve”, DOLTO a trouvé par sa lecture psychanalytique de cette phrase du Jésus:” Jeune homme, je t’ordonne lèves toi.”, que Jésus a éveillé dans le jeune homme son côté viril qui avait disparu avec la mort de son père, il a éveillé en lui
la voix de son père qui était disparue, devant la tendresse maternelle. La voix de Jésus était une nouvelle identification face à la virilité de Jésus, et comme une sublimation de la part du jeune à sa pathologie psychique, lui, qui était lié érotiquement à sa mère. Aussi dans la “ Résurrection de la fille”, DOLTO a trouvé que le père de la fille était un homme au destin paternel faussé, il est fixé inconsciemment et incestueusement à sa fille. Ce père est un nourrisson géant accouplé au sein de sa mère que représente, inconsciemment, pour lui sa fille. Aussi dans la “Résurrection de Lazare”, DOLTO a trouvé dans la parole de Marie, sœur de Lazare, à Jésus:” Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort.”, une allusion à la personnalité de Lazare; Cette phrase pour DOLTO, est une preuve de l’amitié de Lazare avec Jésus. Une amitié homosexuelle de Lazare envers Jésus, et que la mort de Lazare était une conséquence de l’absence physique de Jésus. En plus l’amitié de Jésus avec Lazare est pour DOLTO ce qui reste de narcissisme en Jésus, c’est-à-dire de fixation affective à lui-même.

ABUS SEXUEL

By JEAN-PIERRE on 02 May, 08

QU'ENTEND-ON PAR ABUS SEXUEL ?
1. Une contrainte ou un contact
Un abus sexuel est toute contrainte (verbale, visuelle ou psychologique) ou tout contact physique, par lesquels une personne se sert d'un enfant, d'un adolescent ou d'un adulte, en vue d'une stimulation sexuelle, la sienne ou celle d'une tierce personne.
Un contact physique est, certes, plus grave qu'une contrainte verbale. Mais il faut savoir que tout abus constitue une violation du caractère sacré et de l'intégrité de la personne humaine et provoque toujours un traumatisme.
* La contrainte verbale désigne : une sollicitation sexuelle directe ; l'usage de termes sexuels ; la séduction subtile ; l'insinuation. Tout cela vis-à-vis d'une personne qui ne désire pas les entendre.
* La contrainte visuelle concerne : l'emploi de matériel pornographique ; le regard insistant sur certaines parties du corps ; le fait de se dévêtir, de se montrer nu, ou de pratiquer l'acte sexuel à la vue de quelqu'un. Ici encore, sans que la personne le désire.
* La contrainte psychologique désigne : la violation de la frontière entre le relationnel et le sexuel (un intérêt excessif pour la sexualité de son enfant) ou entre le physique et le sexuel (des lavements répétés ; un intérêt trop marqué pour le développement physique d'un adolescent).
* Le contact physique peut être : assez grave (baiser, attouchement du corps à travers les vêtements, que ce soit par la force ou non, avec ou sans pression psychologique ou affective), grave (attouchement ou pénétration manuels ; Simulation de rapports sexuels, contact génital, tout cela avec ou sans violence physique), ou très grave (viol génital, anal ou oral, obtenu de quelque manière que ce soit, par la force ou non).
2. La stratégie de l'abuseur
Un abus n'est pas le fait du hasard de la part de celui qui le commet. Étant un pervers, celui-ci prémédite et organise la relation en attendant le moment où ses fantasmes vicieux lui paraîtront réalisables. La victime ignore bien entendu tout cela.
La stratégie perverse comporte en général quatre étapes :
a. Le développement de l'intimité et du caractère confidentiel, privilégié, de la relation
Cette phase, plus ou moins longue (de quelques heures à quelques années), vise à mettre en confiance la future victime qui ne se doute de rien.
b. Une interaction verbale ou un contact physique apparemment "convenable » pour la personne qui va être abusée (confidences de caractère sexuel, caresse des cheveux, embrassade amicale). La personne n'a pas peur, et pour cause : dans 29% des cas, son futur abuseur est un membre de la famille, dans 60% des cas un familier ou un ami. Seuls 11% des abus sont commis par un inconnu.
c. Une interaction sexuelle ou un contact sexuel
C'est la phase de l'abus proprement dit. Ici la victime se retrouve dans la même situation qu'un lapin traversant une route de nuit et qui est pris dans les phares d'une voiture : pétrifié, figé, tétanisé, incapable de réagir, il se laisse écraser par la voiture. L'abuseur, lui, est conscient de ce qu'il fait à sa victime.
d. La continuation de l'abus et l'obtention du silence de la victime par la honte, la culpabilisation, les menaces ou les privilèges.
Ce silence est rarement rompu. L'abus reste un secret absolu très longtemps, parfois toute la vie.
Trois survivantes des sœurs Dionne, les célèbres quintuplées canadiennes, ont attendu l'âge de soixante et un ans pour révéler, dans leur biographie, qu'elles avaient été sexuellement agressées par leur père.
En gardant le silence, la victime se fait, malgré elle, l'alliée de l'abuseur, puisque la seule chose qu'il redoute, c'est d'être dénoncé. Le fait de devenir ainsi, bien involontairement, son alliée, renforce le mépris qu'elle a d'elle-même et sa culpabilité.
Ce sera une des tâches du psy de lui expliquer qu'une personne sexuellement abusée n'est jamais ni coupable ni responsable. Elle ne pouvait pas deviner que les deux premières étapes n'étaient qu'une stratégie de l'abuseur.


Il devra aussi lui dire qu'une personne qui est sous la domination d'un abuseur ne peut s'en sortir qu'en le dénonçant et en révélant ce qu'elle a subi. Or en parler est pour elle très difficile, pour plusieurs raisons.

POURQUOI UNE VICTIME A-T-ELLE TANT DE MAL A PARLER
DE CE QU'ELLE A SUBI ?
1. Elle met parfois beaucoup de temps pour réaliser qu'elle a été abusée
Le temps ne compte pas pour l'inconscient, il s'est comme arrêté pour la victime : c'est souvent l'apparition de symptômes comme la dépression ou des troubles sexuels qui l'incitera à laisser enfin sa souffrance refaire surface et à accepter d'en parler. C'est le premier pas vers la guérison.
Mais parler de ce traumatisme, prendre conscience de cette vérité : « J'ai été abusée», peut être un choc terrible. Le conseiller aura besoin de tact et d'une grande compassion pour laisser la personne découvrir elle-même et à son rythme, l'ampleur du drame qu'elle a vécu. Il comprendra l'extrême répugnance qu'elle éprouve à admettre que son corps et son âme ont été ravagés. Elle aimerait tant oublier, ne jamais avoir vécu cela, qu'elle se réfugiera de temps en temps dans le déni : « Cela n'a pas pu m'arriver.»
La personne sera encouragée à continuer à parler si vous croyez ce qu'elle dit (elle a absolument besoin de sentir qu'on la croit) et si vous évitez certaines phrases destructrices comme :
- Il a juste fait une erreur, comme nous en faisons tous.
- Ce n'est arrivé qu'une fois, après tout.
- Il est temps que vous tourniez la page.
- Ça s'est passé-il y a si longtemps.

2. Elle se sent coupable
Dans son for intérieur, sans même le dire ouvertement, la personne pense :
- Est-ce que ce n'était pas un peu de ma faute ?
- Est-ce que je n'aurais pas pu l'éviter ?
- Est-ce que, placé dans ma situation, quelqu'un d'autre aurait réussi à résister, à se débattre,
à s'enfuir?
Le psy peut aller au devant des questions qu'elle n'ose pas exprimer en lui demandant :
- Qui détenait le pouvoir (parental, spirituel, moral, organisationnel, physique, psychologique) ?

- Qui était l'adulte ? Le repère social ? Le référent ?
- Qui était l'instigateur, l'organisateur de cet abus ?
- Qui pouvait y mettre fin ?
Il peut lui faire comprendre que sa culpabilité est liée au décalage entre son vécu passé (et les raisons pour lesquelles elle n'a pu empêcher d'être abusée : son jeune âge, son ignorance, sa totale confiance) et son vécu actuel, où elle est plus âgée, moins ignorante, moins naïve et où elle sait se protéger.
Elle se croit coupable parce qu'elle regarde les événements passés avec les yeux de l'adulte avertie qu'elle est aujourd'hui. Or, à l'époque, elle ne possédait pas les protections suffisantes pour empêcher l'abus.
On peut aussi l'aider à différencier le point faible dont s'est servi le pervers, par exemple un besoin de tendresse tout à fait légitime, une confiance aveugle, et le crime qu'il a commis, en profitant de ce besoin légitime d'affection ou de cette confiance, pour assouvir ses désirs immoraux.
Déconnecter ces deux éléments est souvent un moment de vérité et un soulagement pour la personne, qui fait son deuxième pas vers la guérison quand elle ne se sent plus responsable.
Mais le chemin sera encore long jusqu'à la cicatrisation de la blessure. La précipitation et l'impatience sont par conséquent les grands ennemis du conseiller (et du client) dans ce domaine.
3. Parler peut lui coûter cher
A chaque fois que la personne abusée se replonge dans l'horreur de son passé, elle doit payer un prix très élevé. En essayant d' « oublier» l'abus, de tourner la page, elle avait construit un certain équilibre, par exemple avec ses proches.
Si elle décide de faire éclater la vérité, elle risque de désorganiser cet équilibre factice et de susciter des pressions de ses proches. Il se trouve toujours de faux « bons conseillers» soucieux de leur tranquillité et du qu'en dira-t-on, qui l'accuseront de mentir ou d'exagérer, lui reprocheront de réveiller le passé et l'inciteront à oublier, voire à « pardonner» ; le comble est qu'elle risque même d'être perçue comme responsable de l'abus.
Le psy devra donc la soutenir, l'encourager et assurer sa protection matérielle et psychologique. Il l'aidera à évaluer le prix de la lutte qu'elle devra mener pour sortir du bourbier de l'abus sexuel et à réaliser que son désir de s'en sortir sera souvent contrecarré par ceux qui devraient le plus l'assister : sa famille ou les responsables des institutions.

Il est à noter que lorsque l'abuseur fait partie d'une institution, quelle qu'elle soit , celle-ci décide souvent, par peur du scandale, de le « couvrir» et donc de rester dans le déni de l'abus, plutôt que de reconnaître publiquement l'existence d'un pervers sexuel au sein de l'institution.
Il y a un consensus de réprobation sur la personne qui a le courage de remuer ces choses immondes : qu'elle continue à être comme une morte vivante, ce n'est pas grave. Ce qui est le plus important, c'est qu'elle se taise.
4. Elle souffre de la honte
Sartre a dit de la honte qu'elle est « l'hémorragie de l'âme». Un abus sexuel marque la personne au fer rouge, la souille, la pousse à se cacher des autres. La honte est un mélange de peur du rejet et de colère envers l'abuseur, qui n'ose pas s'exprimer.
Le sentiment juste qu'elle devrait éprouver est la colère. Eprouver ce sentiment libérateur l'aidera à sortir de la honte. Il faut parfois du temps pour qu'elle parvienne à exprimer son indignation face à l'injustice qui lui a été faite. Cette expression de la colère pourra se faire soit de manière réelle, face au coupable, soit, si ce n'est pas possible pour sa sécurité personnelle, de manière symbolique. Dans tous les cas, c'est à la victime à en décider.
La honte est liée au regard que la victime porte sur elle-même ; elle se voit comme souillée à vie. C'est son regard qui devra changer. Elle se pansera en changeant sa manière de se penser.
4. Le mépris
Se sentant honteuse, la personne abusée a deux solutions : se mépriser elle-même ou mépriser l'abuseur et ceux qui lui ressemblent. Dans les deux cas, le résultat est le même : elle s'autodétruit, car la haine de soi ou la haine de l'autre sont toutes les deux destructrices.
Le mépris d'elle-même peut concerner son corps, sa sexualité, son besoin d'amour, sa pureté, sa confiance.
Ce mépris de soi a quatre fonctions : il atténue sa honte, étouffe ses aspirations à l'intimité et à la tendresse (se mépriser anesthésie le désir), lui donne l'illusion de maîtriser sa souffrance et lui évite de rechercher la guérison de son être.
Lorsque le mépris de soi est très intense, il peut pousser à la boulimie, à la violence contre soi et au suicide ; dans ces trois cas, la personne châtie son propre corps parce qu'il existe et qu'il a des désirs.

5. Le véritable ennemi
Si l'on demande à une personne qui a subi un abus sexuel quel est son ennemi, elle répondra sans doute : « C'est le coupable de l'abus.» Cela semble tellement évident.
La victime a le choix : soit elle combat, en cultivant sa haine envers l'abuseur, en ruminant une vengeance contre lui ; soit elle fuit, en cherchant à oublier, en s'endurcissant pour ne plus souffrir, en se repliant sur elle-même, en devenant insensible, de manière à ne plus ressentir ni émotion ni désir.
Mais ces deux solutions sont vaines, car l'ennemi n'est pas l'abuseur. Certes, il représente un problème, mais la bonne nouvelle est qu'il n'est pas le problème majeur. Le véritable adversaire, c'est la détermination de la personne à rester dans sa souffrance, dans sa mort spirituelle et psychique et à refuser de revivre. L'ennemi réside donc, paradoxalement, dans la victime elle-même !
Ce troisième pas vers la guérison est sans doute le plus difficile à franchir. La personne doit comprendre qu’elle a devant elle la vie et la mort, et qu'il n'appartient qu'à elle de rester dans la mort ou de choisir de revivre.
Lorsque le conseiller sent qu'elle a pris la décision de sortir de la pulsion de mort pour entrer dans la pulsion de vie, il aura alors sans doute l'occasion de parler avec elle des trois grands dégâts que l'abus a produits dans sa vie et qui devront être réparés.
LES DEGATS PRODUITS PAR L'ABUS SEXUEL
Ces dégâts constituent un torrent tumultueux qui balaie tout dans l'âme, et qui inclut : le sentiment d'impuissance, celui d'avoir été trahi et le sentiment d'ambivalence, ainsi que plusieurs autres symptômes.
1. Le sentiment d'impuissance
L'abus sexuel a été imposé à la victime. Qu'il se soit produit une fois ou cent fois, avec ou sans violence, ne change rien au fait qu'elle a été dépossédée de sa liberté de choix.
a. Ce sentiment provient de trois raisons
• Elle n'a pas pu changer sa famille dysfonctionnelle, s'il s'agit d'un inceste. Ses proches ne l'ont pas protégée comme ils auraient dû le faire, sa mère ou sa belle-mère n'a rien vu ou fait semblant ne rien voir.
* Que l'abus ait été accompagné de violence ou non, qu'il y ait eu douleur physique ou non, la victime n'a pu y échapper, ce qui crée en elle faiblesse, solitude et désespoir. De plus, le coupable se sert de la menace ou de la honte pour la réduire au silence et recommencer en toute impunité, ce qui augmente son impuissance.


* Elle ne parvient pas à mettre un terme à sa souffrance présente. Seule, la décision de se supprimer anesthésierait sa douleur, mais elle ne peut s'y résoudre, alors elle continue à vivre, et à souffrir.
b. Ce sentiment d'impuissance entraîne de graves dommages
* La personne abusée perd l'estime d'elle-même, doute de ses talents et se croit médiocre.
* Elle abandonne tout espoir.
* Elle insensibilise son âme pour ne plus ressentir la rage, la souffrance, le désir ou la joie. Elle enfouit et refoule dans son inconscient les souvenirs horribles de l'agression sexuelle.
* A force de renoncer à sentir la douleur, elle devient comme morte. Elle perd le sentiment d'exister, semble étrangère à son âme et à son histoire.
* Elle perd le discernement concernant les relations humaines, ce qui explique que les victimes d'abus tombent souvent à nouveau sous la coupe d'un pervers, ce qui renforce leur sentiment d'impuissance.
2. Le sentiment d'avoir été trahi
Beaucoup de gens ignorent le nom des onze autres apôtres, mais connaissent Judas, le traître. Pourquoi ? Parce que la plupart des gens estiment que rien n'est plus odieux que d'être trahi par quelqu'un qui était censé vous aimer et vous respecter.
La personne abusée se sent trahie non seulement par l'abuseur en qui elle avait confiance, mais aussi par ceux qui, par négligence ou complicité, ne sont pas intervenus pour faire cesser l'abus.
Les conséquences de la trahison sont : une extrême méfiance et la suspicion, surtout à l'égard des personnes les plus aimables ; la perte de l'espoir d'être proche et intime avec autrui et d'être protégée à l'avenir, puisque ceux qui en avaient le pouvoir ne l'ont pas fait ; l'impression que si elle a été trahie, c'est parce qu'elle l'a mérité, du fait d'un défaut dans son corps ou dans son caractère.


3. Le sentiment d'ambivalence
Il consiste à ressentir deux émotions contradictoires à la fois. Ici, l'ambivalence gravite autour des sentiments négatifs (honte, souffrance, impuissance) qui ont parfois été simultanément accompagnés du plaisir, qu'il soit relationnel (un compliment), sensuel (une caresse), ou sexuel (le toucher des organes), dans les premières phases de l'abus.
Le fait que le plaisir soit parfois associé à la souffrance entraîne des dommages considérables : la personne se sent responsable d'avoir été abusée, puisqu'elle y a « coopéré» en y prenant plaisir ; le souvenir de l'agression peut revenir lors des rapports conjugaux ; elle ne parvient pas à s'épanouir dans sa sexualité qui est pour elle trop liée à la perversité de l'abuseur ; elle contrôle et même s'interdit le plaisir et donc son désir sexuel.
Le conseiller doit expliquer à la personne qu'elle n'est pas responsable d'avoir éprouvé un certain plaisir, car il est normal qu'elle ait apprécié les paroles et les gestes de « tendresse» de l'abuseur. C'est la nature qui a donné à l'être humain cette capacité à ressentir du plaisir.
Ce qui n'est pas normal, c'est la perversion de celui qui a prémédité ces attitudes affectueuses pour faire tomber une proie innocente dans son piège. C'est lui le seul responsable.
4. Quelques autres symptômes
On pensera à un éventuel abus sexuel si le client :
- Souffre de dépressions à répétition.
- Présente des troubles sexuels : manque de désir, dégoût, frigidité, impuissance, crainte ou mépris des hommes ou des femmes, peur de se marier, masturbation compulsive. Chez l'enfant, ce trouble de l'auto-érotisme, ainsi que certaines énurésies, peuvent faire penser à un abus sexuel.
- Se détruit par l'usage abusif d'alcool, de drogue ou de nourriture. L'obésité, en particulier, permet à des jeunes filles ou à des femmes qui ont été violées de se rendre, inconsciemment, moins attirantes et de se protéger ainsi contre une autre agression.
- Souffre de maux de ventre, d'infections gynécologiques à répétition.
- A un style de relation avec les autres très caractéristique : soit il est trop gentil avec tout le monde, soit il est inflexible et arrogant, soit enfin il est superficiel et inconstant.

AIDER LA VICTIME A REVIVRE
Celle-ci devra cesser d'écouter les voix intérieures qui la maintiennent dans la culpabilité et la honte et se mettre à l'écoute de la voix de la vérité, qui la conduira vers la libération.
Elle devra aussi abandonner les voies sans issues que des personnes bien intentionnées mais incompétentes (des aidants « peu aidés» !) Lui proposent :de nier l'abus, le minimiser, oublier, pardonner au coupable sans que celui-ci se soit sérieusement repenti, tourner la page, cesser de se plaindre, etc.
La voie menant à un mieux-être comprend deux étapes : regarder la réalité en face, et décider de revivre.
1. Regarder la réalité en face
La personne devra peu à peu retrouver les souvenirs de l'abus, admettre les dégâts et ressentir les sentiments adéquats.
a. Retrouver les souvenirs de l'abus
La victime préfère souvent les oublier, tant cela la dégoûte ou la terrifie. Ou alors elle les raconte froidement, comme si c'était arrivé à quelqu'un d'autre. Mais ce déni est un obstacle à la guérison. L’abus ne doit pas être gommé, mais nommé.
Avec beaucoup de tact, on l'encouragera à remonter dans le passé, parfois très lointain, car seul un abcès vidé peut cicatriser.
Le retour des souvenirs refoulés se fera progressivement au cours de la psychothérapie. L'inconscient de la personne collabore activement par le moyen de rêves, ou d'images qui lui reviennent à l'esprit.
Certains événements font aussi resurgir les traumatismes oubliés, par exemple : une rencontre avec l'abuseur, une grossesse, la ménopause, un autre abus, le fait qu'un de ses enfants atteigne l'âge qu'elle avait lorsqu'elle a été abusée, le fait de se retrouver sur les lieux de l'agression, ou le décès du coupable.
b. Admettre les dégâts
Ce retour pénible dans le passé va lui permettre d'admettre les dures vérités suivantes :
• J'ai été victime d'un ou de plusieurs abus sexuels. C'est un crime contre mon corps et contre mon âme.


* Étant victime, je ne suis en rien responsable de ce crime, quoi que j'aie pu ressentir.
* Suite à ces abus, je souffre de sentiments d'impuissance, de trahison et d'ambivalence.
* Ma souffrance est intense, mais la cicatrisation est possible, si j'admets qu'il y a eu blessure.
* Cette cicatrisation prendra du temps.
* Je ne dois pas recouvrir mon passé d'un voile de secret et de honte ; mais je ne suis pas non plus obligé d'en parler au premier venu.
c. Ressentir les sentiments adéquats
La culpabilité (qui est un sentiment racket très fréquent ici), la honte, le mépris, l'impuissance, la haine, le désespoir, devront peu à peu être remplacés par les sentiments plus adéquats que sont la colère envers l'abuseur et ses complices, et la tristesse face aux dégâts subis. Cette tristesse ne doit pas mener à la mort, au désespoir, mais à la vie, c'est-à-dire à une foi, une espérance et un amour renouvelés.
Le conseiller favorisera l'expression de ces deux sentiments, de manière réelle ou symbolique, mais toujours en toute sécurité, à savoir dans le cadre protégé des séances de relation d'aide.
2. Décider de revivre
Pourquoi une victime d'abus sexuel devrait-elle décider de revivre, après tout ce qu'elle a souffert et souffre encore ? Tout simplement parce qu’il est meilleur pour elle de choisir la vie et non la mort.
Choisir de revivre signifiera pour elle :
a. Refuser d'être morte
Elle trouve normal de vivre avec un corps et une âme morts ; Paradoxalement, cela lui permet de survivre, en ne risquant plus de ressentir la joie ou la douleur.
b. Refuser de se méfier
La victime se méfie tous les êtres humains. Une femme violée, en particulier, voit tout « mâle» comme étant le « mal». Elle devra apprendre à transformer sa méfiance envers les hommes en vigilance, ce qui est tout différent.

c. Ne plus craindre le plaisir et la passion
Ces deux éléments la ramènent au drame qu'elle a subi, alors elle les fuit. Ce faisant, elle se prive de ces deux dons.
Ayant été victime du désir (pervers, mais désir tout de même) de quelqu'un, elle « jette le bébé avec l'eau du bain», c'est-à-dire qu'en rejetant l'abus qu'elle a subi, elle rejette en même temps tout désir, même le sien.
Elle doit réaliser que ce n'est pas parce que quelqu'un a eu un désir pervers envers elle qu'elle doit désormais renoncer à son propre désir.
d. Oser aimer à nouveau
Elle devra progressivement renoncer à ses attitudes auto protectrices et à son repli sur elle-même pour goûter à nouveau à la joie d'aimer les autres et de nouer des relations chaleureuses et sûres.
Elle quittera sa carapace pour retrouver un cœur tendre, capable de prendre le risque d'aimer ceux qu'elle rencontre. Elle abandonnera ses défenses, ce qui ne veut pas dire qu'elle ne s'entourera pas de protections. Une protection n'est pas une défense.
Elle découvrira alors que, s'il est vrai qu'une ou plusieurs personnes l'ont trahie, la grande majorité des autres sont dignes de confiance.

LE DÉVOILEMENT DES ABUSEURS
1. Qui sont-ils ?
En très grande majorité ce sont des jeunes gens ou des hommes, provenant de toutes les classes de la société et de tous les milieux.
Souvent, ils font partie de l'entourage de la victime : un camarade, un voisin, un chef scout ou un animateur de jeunes, un baby-sitter, un enseignant, un patron, un collègue de travail, un prêtre, etc.
Ce sont aussi très souvent des membres de la famille : le père, l'oncle, le grand-père, le grand-oncle, le beau-père (de plus en plus fréquemment du fait de l'augmentation des remariages et des familles recomposées), le frère, le demi-frère ou le quasi-frère, le beau-frère, le cousin, etc. On parle alors d'inceste ou d'abus sexuel intra-familial.



Il s'agit, plus rarement, d'une personne inconnue de la victime.
Il est à noter que 80% des agresseurs ont été eux-mêmes victimes d'abus dans le passé, ce qui ne les excuse nullement, mais peut expliquer en partie leur comportement.
2. Le dévoilement
Une victime a beaucoup de mal à dénoncer son agresseur ; elle révèlera plus facilement l'abus lui-même. Pourtant, cette dénonciation a une grande portée thérapeutique et il faut l'encourager à rompre le silence. Une fois dite à un autre, la parole devient inter-dite et non plus interdite, comme le voulait le pervers.
Mais cette dénonciation est souvent mal acceptée par la société. Tant qu'une personne sexuellement abusée ne dénonce pas le coupable, elle est considérée comme victime. Mais le jour où elle décide d'en référer à la Justice, on la considère alors comme coupable d’accuser quelqu'un, et le crime commis envers elle va être nié.
C'est pourquoi par exemple la grande majorité des femmes violées se résignent à rester des victimes à vie et donc à se taire, par peur d'être en fin de compte accusé du crime qu'elles dénoncent. Or, elles ne devraient jamais hésiter à rendre le poids du crime à celui à qui il appartient : le violeur.
Il faut néanmoins savoir que, si porter plainte a une portée thérapeutique, le processus judiciaire est long, pénible et coûteux. Les interrogatoires répétés, le manque de respect et de tact de certaines personnes , la honte de dévoiler son histoire devant tout le monde, l'impression de ne pas être crue, entraînent ce que l'on appelle une victimisation secondaire. A chaque fois qu'elle relate le viol, la femme se sent à nouveau violé.
Le soutien, matériel et psychologique, d'organismes spécialisés dans l'aide aux victimes d'abus sexuels, est précieux dans ce genre de démarche, d'autant plus que le jugement prononcé sur le coupable, souvent trop clément, semble décevant et injuste à la victime et ravive sa douleur.
Si vous êtes mis au courant d'un cas d'abus sexuel, la première chose à faire est d'éloigner la victime de l'abuseur, affin d'éviter que ce dernier ne recommence.
Dans le cas particulier d'abus sexuel sur mineur, la deuxième démarche est d'informer les autorités compétentes (services sociaux et police).



La loi vous fait obligation de ce dévoilement, et vous devez dans ce cas-là rompre le secret professionnel, sinon vous risquez d'être considéré par la loi comme complice. Cette dénonciation vise à protéger la victime et les autres victimes potentielles, et à obliger le coupable à arrêter ses agissements.
3. Les réactions des abuseurs à leur dévoilement
Un récent Colloque européen sur les violences sexuelles a établi que 82% des abuseurs n'admettent pas leur responsabilité (53% nient même totalement les faits). Seuls 18% d'entre eux admettent les faits, et encore parce qu'ils y sont obligés après confrontation avec les victimes, et non sans les accuser de les avoir "provoqués»
Cette négation des faits leur permet de persévérer dans leur perversion, et donc de ne pas être privés de leur jouissance, qui seule compte pour eux.
Quand ils ne peuvent plus nier les faits, ils les admettent en minimisant ou en niant les conséquences désastreuses sur les victimes, surtout si l'abus a été exempt de violence physique. S'ils ont du remords ou du regret, ce n'est jamais de leurs crimes, mais de s'être fait prendre et de devoir cesser.
Si un psy se montre indulgent envers un pervers, parce qu'il désire régler rapidement une situation qui le dépasse ou le dégoûte, il risque d'être manipulé par l'abuseur qui fera preuve d'un « repentir» à bon marché pour continuer en paix ses activités vicieuses cachées. Il se fait ainsi son complice, ce qui est grave.
Une réaction possible du coupable d'abus est la suivante : il salit et s'allie. Il salit les victimes ou d'autres personnes innocentes en les accusant du mal que lui-même commet ; ce faisant, il soulage ainsi sa culpabilité. Par ailleurs, il s'allie ceux qui peuvent devenir ses alliés et ses défenseurs (un père incestueux s'allie sa femme pour qu'elle le laisse abuser de leur fille).
Un pervers qui est dévoilé et qui refuse de se repentir peut tomber dans la panique, la dépression, l'alcool ou le suicide ; plus souvent il s'endurcit et continue de manière accrue ses pratiques.
Il est extrêmement rare qu'un délinquant sexuel se repente réellement, (tout au plus exprimera-t-il quelques vagues « regrets»), mais il faut toujours lui en donner l'occasion.
En conclusion, tout thérapeute devrait avoir à cœur de se former dans ce domaine si particulier, s'il veut s'occuper de personnes ayant souffert de ce drame que constitue l’abus sexuel.


Troubles de l'apprentissage chez les enfants

By JEAN-PIERRE on 21 Apr, 08

Troubles du langage oral

Situation 1.

Vers paques de la première année de maternelle, monsieur et madame J. obtempèrent à la propo¬sition de l'institutrice qui a remarqué que son charmant élève, bien que très intéressé par les activités scolaires, parle peu et s'exprime avec maladresse. Il déforme les mots (parler bébé), selon le principe de la facilitation, mais les emploie toujours de manière très adaptée. Le médecin de famille consulté dans un premier temps, avant qu'il ne dirige l'enfant et ses parents sur son correspondant pédopsychiatre avait demandé un audiogramme afin d'éliminer un déficit auditif. Il s'avère que l'enfant" entend bien. Sa compréhension semble excellente et Alain n'a aucune anomalie repérable dans son comportement.

Situation 2.

Antoine réside dans un département limitrophe de la région parisienne, dans une zone très rurale. Il est suivi par une orthophoniste depuis deux ans, dès la grande section de maternelle. Il y avait été adressé à l'époque sur les conseils de son médecin généraliste après que ses parents se furent ouverts auprès du praticien de leur étonnement face aux difficultés d'expression de leur fils. Dans les premiers temps de là rééducation, l'orthophoniste pensait à un simple retard de parole mais la lenteur de l'évolution chez cet enfant coopérant, intelligent, sensible et qui a bénéficié de la compétence de son institutrice de CP commence à l'étonner. En outre, le CE 1 se déroule difficilement, l'instituteur d'Antoine n'a pas la patience de sa collè¬gue de l'an passé' et trouve peu gratifiant cet élève qui risque de ne pas savoir lire à la fin de l'année scolaire. Perplexe, l'orthophoniste dirige Antoine et ses parents sur une consultation hospitalo-universitaire pédopsychiatrique, spéciali¬sée dans les problèmes de langage et explique dans sa lettre qu'elle craint une dysphasie, Elle aimerait avoir un avis et des conseils de rééducation adaptés à la situation d'Antoine.




Situation3.

Martine n'a marché qu'à l'âge de vingt-six mois. Elle est assez maladroite sur le plan moteur. À trois ans, elle ne connaissait que quelques mots¬. Elle est de tempérament placide et fait preuve de peu d'initiative pour jouer. La maîtrise sphinctérienne n'est pas acquise. C'est d'ailleurs pour cette raison essentielle que monsieur et madame A. viennent consulter car Martine ne peut pas être acceptée à l'école maternelle puisqu'elle n'est pas (propre), selon la formule usuelle. Accessoirement, ils signalent que Martine parle peu. Dans les antécédents, on retrouve un petit poids de naissance (2100 g) alors que l'enfant est né à terme. Enfin, les parents de Martine, à l'aspect physique dégradé et vieilli, alors qu'ils sont âgés d'à peine plus de trente ans, sont alcooliques.

Situation4.

Sylvain bégaie fortement depuis deux ans. Déjà lors de l'installation du langage, ses parents trouvaient qu'il avait tendance à buter sur certains mots. Jusqu'ici, Sylvain ne s'en plaignait pas mais depuis son entrée en CP, il souffre des moqueries de ses copains. Hormis ce problème, Sylvain n'a pas de difficultés particulières, son développement psychologique est très satisfaisant. Il ne présente pas d'antécédents pathologiques particuliers. Sylvain est apprécié de son entourage pour sa gentillesse et sa bonhomie. Lorsqu'il consulte, il est à la fin du deuxième semestre du CP et il sait pratiquement lire, ce qui lui permet de satisfaire une curiosité intellectuelle insatiable.


Commentaires cliniques.

Généralités.

Les troubles du langage, s'expriment de façon, extrêmement variée. Ils peuvent être aussi bien secondaires à des pathologies psychiatriques (retard mental, autisme) ou sensorielles (surdité) que primaires, c'est-à-dire représentant un trouble du langage spécifique non relié à un trouble mental.
Il peut, s'agir également d'un manque de stimulation pouvant aller jusqu'aux graves carences socio affective, où le problème du langage s'accompagne souvent d'autres lignes, pathologiques.


1- Les troubles du langage oral secondaires à une pathologie psychiatrique ou sensorielle.

a- L'autisme

C'est une pathologie qui peut s'exprimer de manière très variable. L'expression linguistique peut aller du mutisme à un langage élaboré en passant par toutes sortes d'anomalies. Certaines sont assez caractéristiques, comme l'écholalie (répétition immédiate des mots et des phrases qui viennent d'être prononcés) ou l'emploi de (mots-valises) qui- consistent à 'charger un mot de sens multiples. Même si de nombreux enfants autistes réussissent à s'exprimer de manière satisfaisante, il n'en reste pas moins que le langage oral est très souvent perturbé ainsi d'ailleurs que le langage écrit.

b- Les retards mentaux ou retards de développement.

À l'instar de l'autisme, ils se manifestent par des capacités linguistiques pro¬portionnelles à l'importance du déficit intellectuel. Un retard mental profond ne permet pas l'accès au langage ni dans l'expression ni dans la compréhension. Par contre, un retard mental léger laisse un accès très satisfaisant au langage oral qui peut ne pas paraître perturbé dans l'usage courant. Dans ce cas, l'enfant est capable également d'acquérir un niveau minimal de langage écrit.

c- Les déficits auditifs.
Ils doivent être systématiquement recherchés face à un retard de parole et de langage, Si un enfant n'entend pas ou entend mal, il faut s'attendre à ce qu'il lui soit difficile voire impossible d'apprendre correctement à parler. Certains signes alertent en ce sens: pas ou peu de réactions aux appels, augmentation du son de la télévision, antécédents d'otites ou de rhumes à répétition, enfant parlant en criant par exemple. La vérification de la bonne qualité de l'audition est une attitude systématique face à un trouble de la parole et du langage.

2- Les troubles spécifiques du langage.

a- Les retards simples de la parole et du langage.
Ces manifestations représentent de fréquents motifs de consultation dans la tranche d'âge trois cinq ans. L'enfant peut mal prononcer certains mots (retard simple de parole) en obéissant à des processus de facilitation, d'omission, de confusion de certains sons. La persistance au-delà de cinq ans de ces phénomènes qui sont normaux lors de la mise en place du langage doit conduire à une consultation spécialisée.
L'enfant peut avoir un langage mal construit au vocabulaire pauvre (retard simple de langage). Les premières phrases apparaissent tardivement (au-delà de trois ans) et sont suivies de la persistance d'un « parler bébé» : agrammatisme, omission de mots, vocabulaire pauvre. La compréhension est en général bonne. Par ailleurs, le développement de l'enfant est harmonieux et les capacités intellectuelles ne sont pas altérées. Les tests d'intelligence montrent une différence entre le quotient intellectuel verbal et le quotient intellectuel performance. Le premier est chuté puisque les capacités langagières sont altérées alors que le quotient intellectuel performance est similaire à celui d'une population témoin.

b- Le bégaiement.
Ce n'est pas à proprement parler un trouble du langage. Il est considéré comme un trouble du débit élocutoire, plus fréquent chez les garçons que chez les filles.
On distingue:
- le bégaiement tonique au cours duquel le sujet n'arrive pas à émettre un son.
- le bégaiement clonique qui est la répétition d'une même syllabe.
Le bégaiement peut être plus ou moins intense selon l'état émotionnel du sujet. Les capacités intellectuelles des bègues sont identiques à celles des non bègues. Lors du développement du langage, l'enfant peut donner l'impression de bégayer, car il cherche à exprimer sa pensée sans disposer encore de tous les outils langagiers. Il ne faut pas s'inquiéter de celte phase usuelle du développe¬ment du langage, Je plus souvent transitoire.

c- Les dysphasies.
Il s'agit de troubles graves du développement du langage d'origine inconnue.
Il en existe plusieurs formes cliniques. Elles ont toutes pour point commun une altération très importante du langage oral qui rend l'enfant incompréhensible ou qui au contraire l'empêche de bien comprendre les messages verbaux. Bien que les dysphasies s'apparentent aux aphasies de l'adulte dont les origines sont par contre souvent bien identifiées (séquelles d'une lésion du cerveau, d'un accident vasculaire cérébral par exemple), elles s'en différencient par l'absence d'anomalies organiques connues ou repérables. L'étude de ces troubles graves du langage est assez récente et il faut s'attendre à de nouveaux travaux dans l'avenir.
Les dysphasies correspondent à un déficit durable des performances verbales, significatif en regard des normes établies pour l'age. Elles ne sont pas dues à un déficit auditif, à une malformation dés organes phonatoires, à une insuffisance, intellectuelle, à une lésion cérébrale acquise au cours de l'enfance, a un trouble envahissant du développement ou à une carence grave affective ou éducative.
Les performances verbales sont altérées de manière variable selon les différents syndromes dysphasiques actuellement décrits (syndrome phonologique syntaxique, dysphasie kinesthésique afférente, dysphasie réceptive, dysphasie mnésique, dysphasie sémantique pragmatique).
Selon les formes cliniques :
- L'enfant peut parfaitement comprendre ce qu'on lui dit mais s'exprimer de manière plus pu moins inintelligible: il comprend mieux qu'il ne s'exprime, ou bien avoir des troubles de l'expression bien moins sévères que les troubles de la compréhension : il s'exprime mieux qu'il ne comprend.
- Parfois, le trouble dysphasique se manifeste essentiellement par une difficulté à trouver le terme approprié au message que le sujet souhaite émettre (man¬que du mot).
- Enfin l'enfant peut recourir â des formules assez plaquées qui en situation usuelle donnent l'impression d'un langage satisfaisant mais qui s'avèrent inefficaces lorsqu'il faut s'exprimer en affinant sa pensée.
L'enfant pourra commenter un film, un panorama en disant toujours: « Ah, ça c'est beau! » mais sans pouvoir développer les critères qui lui permettent de porter cette appréciation (ce syndrome dysphasique a été judicieusement dénommé: (cocktail party syndrome).

Pistes thérapeutiques.

La démarche thérapeutique face à un trouble du langage va évidemment varier en fonction des caractéristiques de chaque trouble.

1- La période d'évaluation.
Elle peut s'étendre sur des mois, voire plusieurs années. Plus l'enfant est jeune, âgé de deux, trois ans par exemple, plus il est difficile d'apprécier en finesse le langage oral dans un moment où il est en cours d'installation. En outre, il n'est pas rare qu'un enfant ne parle pas ou très peu vers trois ans et qu'à l'issue de la première année de maternelle, le retard soit comblé.

2- Les examens ou avis complémentaires.

Les plus fréquents sont les suivants:
- Une consultation spécialisée oto-rhino-laryngologie pour éliminer un défi¬cit auditif avec des examens audio métriques. En particulier en cas d'antécédents d'épisodes infectieux ORA (otites, rhinopharyngites, angines, etc.).

- Un bilan psychologique afin d'apprécier le niveau de développement et les performances intellectuelles de l'enfant.

- Un bilan orthophonique bien évidemment.
En ce qui concerne ce dernier, il est parfois difficile à mener ou peu informative avant l'âge de quatre ans. Il est en outre rarement efficace et peu réalisable d'entreprendre une rééducation orthophonique avant la cinquième année.

3- Une rééducation orthophonique.
Quelle que soit la cause du trouble du langage, elle sera souvent menée à un moment donné de l'évolution de l'enfant mais pas toujours aussi précocement que le souhaiteraient de nombreux parents (ou les enseignants). En effet, même si une rééducation orthophonique parait s'imposer face aux difficultés de langage, il faut parlais différer son instauration et attendre le moment opportun pour la débuter.
IL en est ainsi au cours des syndromes autistiques où d'autres priorités se dessi¬nent avant la prise en charge orthophonique. Dans d'autres cas, l'enfant et même les parents peuvent s'y opposer systématiquement. Il faut ainsi parfois « travailler» une rééducation orthophonique avant de l'instaurer.
Lorsque l'enfant n'est pas prêt à une démarche individuelle, en particulier s'il est trop jeune, la participation à des groupes de langage à petits effectifs est bien souvent très profitable et bien acceptée. Ce type de prise en charge est plus aisément mené dans le secteur public.

4- Des adaptations de la scolarité de l'enfant.
Elles seront nécessaires en fonction de la graviter du handicap et des caracté¬ristiques du trouble. Les pathologies du langage entraînent bien souvent des difficultés scolaires. En particulier, les syndromes dysphasiques demanderont un échange important entre les parents, l'école et les soignants afin de bien expli¬quer la nature du trouble de l'enfant.

5- L'information parentale.
Une bonne connaissance du problème de langage, la participation à certaines séances de rééducation orthophonique permettront aux parents de trouver des moyens de s'ajuster à la spécificité du langage de leur enfant. Selon l'importance des troubles, la rééducation orthophonique peut s'étendre sur de très nombreuses années, avec parfois des périodes d'interruption afin de laisser «souffler» l'enfant. Toutefois, les retards simples de parole peuvent être résolus par quelques séances d'orthophonie. Les retards de langage peuvent nécessiter une à deux années de rééducation.
6- Une démarche psychothérapeutique
Elle peut être proposée face à certains troubles du langage. La démarche psychothérapeutique individuelle doit passer par des modalités relationnelles autres que l'exclusivité du langage oral puisque celui-ci est pénible pour l'en¬fant. Il peut également ressentir le fait de parler comme un danger dont il cherche à se protéger en l'évitant.

Trouble du langage écrit

Situation 1. (Elisabeth, six ans)
Une mère particulièrement inquiète formule une demande de rendez-vous en urgence deux jours de septembre pour sa fille de six ans qui vient juste d'entrer au CP. Madame E. a été immédiatement alertée par l'institutrice qui conseille qu'Élisabeth consulte le plus rapidement possible une orthophoniste car il serait très probable que sa toute nouvelle élève soit dyslexique. La scolarité en maternelle s'est très bien déroulée. Élisabeth en fin de grande section savait (et sait toujours} écrire son prénom, reconnaître quelques mots usuels (maman, papa} et toutes les lettres.

Situation 2 (Julie neuf ans)
Le marcher les vandeur mavars poges les marchandissent sur les jertalage ou chantons l'audeur des fleurs. Les ménagère à gerte des poisson frets, des fruits d'orer et bares, des les gumes vert du a vu les annimauts : les volais dodus, les lapin qui ronge des chant et des carotte.
Une a jeter dis:
- conpien vlas se melons?
- ils le couter iserre cinqan huis franc. Ils muriron vite, je jerver ici serdé à cinquan
- non
- vouq serte dis visile.

Situation 3. (Quantin treize ans)
Le marcher Les cliante soupsoneuse sinforrne des prix cont n a pas afiché, qu'un agend est menacé de cofisquer une voiture tout entiére et d'infliger une amande excptionelle. La marchade des carte seson qui plit des journeau pour envlopé ces danré les leurs indique de façon eroné. Plus tard le marché fini seul traine des debris sur l'assfalte.

Situation 4. (Maxime neufs ans et demi)
Un jour un grarçon qui sépeler pole dever partir en voyage mais il nété jamer parti en voyage mes il dever partir durgenx. Ce soir la il ragarda les information il vi que un avion sete ecrasse, un bateau bule deux de braise son ert, et trop axide sur es rote. il se dis ou la la par quel moillin de trenspor je vir sortir? A pré se vir tonbe il ala da un otele. Le landem matin il se ni en rote il vi que il ouva comme prvu il se di chiqu je vai achete un voitur a til voyage.

Commentaire clinique.

Généralité.
Les difficultés d'acquisition de la lecture et de l'écriture représentent un fait éminemment sensible pour les enfants concernes et leurs parents. Les débats
Publics concernant l'illettrisme, l'analphabétisme, l'enseignement de la lecture et de l'écriture (les fameuses méthodes globales, semi-globales, analytiques...), ¬les réformes de l'orthographe, le niveau qui baisse, etc. sont toujours empreints de passions et de tourments.

Définitions.
les mots «dyslexie» et «dysorthographie» sont composés de l'élément « dys », souvent utilisé dans les termes médicaux et dérivé du grec «dus» signi¬fiant «difficulté, mauvais état ».
La dyslexie est décrite à la fin du X1X siècle, au moment où de plus en plus d'enfants sont, scolarisé, et se trouvent confrontés à l'apprentissage de la lecture.

Le terme de dyslexie est proposé par Hinshelwood en 1917, la dyslexie se définit comme un trouble de la capacité à lire en l'absence de tout déficit intel¬lectuel ou sensoriel: l'enfant est intelligent, il voit et entend bien.
La dysorthographie est un trouble dans l'acquisition et la maîtrise des règles orthographiques et grammaticales en l'absence de déficit intellectuel ou sensoriel.

La dyslexie dysorthographie. ¬
Les deux troubles, la dyslexie et la dysorthographie, regroupés sous l'abréviation usuelle Dl-DO, sont souvent associés et concernent 5 à 15 % des enfants selon les étude" le diagnostic est évoqué vers la fin du CP ou plus souvent au cours du CE1.
Il faut en effet attendre qu'une phase suffisante d'apprentissage du langage écrit ait été instaurée pour cerner précisément les difficultés de l'enfant.
La dyslexie, se caractérise par des confusions de graphèmes dont la sonorité ou la forme sont proches (a-an, s.ch, p.q, d-b), par des inversions (or-ro), des omissions (arbre-arbe), des additions (lecture de mots qui ne sont pas dans le texte) ou des substitutions (un mot est lu pour un autre avec une contiguïté de sens, par exemple chien est lu à la place de chat). Le découpage et le rythme des phrases sont souvent mal saisis. La compréhension du texte lu (pourt¬ant mal déchiffré) est meilleure qu'on ne pourrait le croire à l'audition de 'enfant. Toutefois, l'enfant ne possède pas une compréhension fine de ce qu'il lit. On retrouve dans la dysorthographie des fautes écrites similaires à celles observées dans la dyslexie. Les exemples de dictées données dans les situations cliniques illustrent les difficultés rencontrées par les enfants dyslexiques dysorthographiques.
De nombreuses caractéristiques retrouvées dans ces deux troubles se remarquent dans les phases, d'acquisition du langage écrit. L'intensité, la persistance des fautes, l'incapacité pour l'enfant à se corriger vont alerter les enseignants et L'entourage familial et orienter vers un diagnostic de dyslexie dysorthographie. Bien entendu, l'âge venant. Les exigences scolaires augmentant Et en fonction de l'intensité du trouble (qui peut être de gravité extrêmement variable), l'enfant va se trouver de plus en plus en difficulté et un retentissement psychologique peut survenir. Face â l'échec, l'élève qui ne comprend pas pour quelles: raisons il doit fournir plus d'efforts que ses pairs pour apprendre il lire et à écrire, risque de désinvestir la scolarité, de prendre une position de repli, de refus de toute tâche scolaire ou au contraire d'investir les activités où l'écrit est moins valorisé. Il peut se montrer rêveur, inattentif, distrait ou s'engager dans des conduites d'opposition aussi bien en milieu Scolaire (qui ne lui est pas favorable} qu'à la maison, si ses parents engagent une épreuve de force pour le faire travailler encore davantage sans avoir encore pris la mesure du handicap que représente une dyslexie dysorthographie non diagnostiquée.
Le trouble reste encore largement méconnu et incompris. Il est même surprenant de ne pas voir davantage d'orthophoniste dans le, débat médiatique sur l'apprentissage de l'écrit alors que paradoxalement, tant d'enfants suivent de rééducation, orthophonique.
On ne connaît pas la cause de ce trouble pour lequel on retrouve souvent des antécédents de retard de langage. Mais a la lecture des textes reproduits ci¬-dessus. On voit l'importance des difficultés de ces enfants qui sont réelles et intenses. Ces exemples peuvent permettre de relativiser certaines exigences parentales excessives par rapport à l'orthographe.

La dyscalculie
Enfin, il convient de préciser qu'il existe également des troubles d'apprentissages du calcul: la dyscalculie. Des approches rééducatives existent, similaires à celles utilisée pour traiter la dyslexie dysorthographie et sont également menées par des orthophonistes spécialisés dans ce domaine.

Pistes thérapeutiques.

Le diagnostic.
Il repose sur l'examen clinique et para clinique de l'enfant. Il est nécessaire d'éliminer un trouble intellectuel ou sensoriel (ophtalmologique, auditif). La rigueur voudrait qu'un bilan psychologique permette de préciser 'es capacités intellectuelles de l'enfant afin d'éliminer tout déficit cognitif.
La confirmation du diagnostic, déjà suspectée en faisant lire l'enfant ou en consultant ses cahiers de classe (dictée) est faite au cours d'un bilan orthophonique prescrit par un médecin (le plus souvent généraliste, pédiatre ou pédopsychiatre). En fonction du moment où celui-ci est demandé et selon l'intensité du trouble, le diagnostic est plus ou moins évident. il faudra, en cas de doute, une observation plus approfondie qui se mène tout au long de la rééducation orthophonique, ponctuée de bilans dès que nécessaire pour confirmer le diagnostic.

La rééducation orthophonique.
Elle est en général indiquée au rythme de deux séances par semaine, parfois trois, si l'intensité des troubles est importante et que la motivation de l'enfant et des parents est suffisamment forte. La rééducation prescrite par le médecin au vu du bilan orthophonique s'étend sur une durée variable, environ un an ou deux, selon 1a gravité de la dyslexie dysorthographie.
Dans les cas graves, la rééducation peut s'étendre Sur de nombreuses années si l'enfant ne se démotive pas. Il peut être utile, et même parfois indispensable, que la rééducation orthophonique (au moins certaines séances) se déroule sur le temps scolaire afin de permettre à un enfant déjà en difficultés et devant faire plus d'efforts que ses pairs de ne pas se voir amputer de manière trop importante de son temps de loisir. Empiéter sur le temps scolaire pour mener la rééducation orthophonique est parfois difficilement accepté par les parents ou les enseignants. Faire admettre cette idée nécessite souvent de longues discussions et un temps thérapeutique notable.
Les soignants doivent avoir bien informé les parents du type de soins engagés et de leur utilité, ce qui leur permettra de mieux communiquer avec les ensei¬gnants. Si l'instituteur est réticent à voir partir l'enfant pendant le temps scolaire, il peut être utile de s'ouvrir du problème avec le directeur de l'établisse¬ment et éventuellement avec le (la) psychologue scolaire. Parfois, l'orthopho¬niste se met en relation avec l'enseignant et lui expose l'utilité des soins. Enfin, dans certaines situations, en particulier pour les enfants admis en classe d'inté¬gration scolaire, un projet individuel d'intégration est élaboré et permet de préciser l'emploi du temps de l'enfant et les diverses modalités de soutien et de soins envisagés pour lui.
Certains jeunes patients, devenus adultes, pourront garder une lecture el une orthographe laborieuses en dépit d'une rééducation orthophonique bien mentie.


Psychothérapie de soutien.
Elle peut s'avérer nécessaire en cas de difficultés psychologiques associées: (désinvestissement scolaire, dévalorisation, tristesse, réactions anxieuses en relation avec l'école, irritabilité, etc.). Elle précède parfois la rééducation orthophonique si l'enfant refuse celle-ci ou si les difficultés psychologiques semblent prendre le dessus sur le trouble du langage écrit.

Considérations générales.
Il est inutile de faire une fixation sur la méthode d'apprentissage de la lecture employée par l'enseignant, en particulier la méthode globale, car la dyslexie dysorthographie est un trouble indépendant de la manière dont la lecture est enseignée. Dans tous les cas, il convient de bien expliquer le trouble et la gène qu'il provoque, Il parait utile de penser la dyslexie dysorthographie comme une disposition particulière face a l'apprentissage de l'écrit, plutôt assez répandue (10 % des enfants) auparavant. De nombreux adultes avaient une vie socioprofessionnelle tout à fait adaptée et qui ne nécessitait pas de savoir obligatoirement lire et écrire.
Depuis Jules Ferry, l'enseignement est obligatoire et repose essentiellement sur la lecture et l'écriture. La description de la dyslexie dysorthographie s'est faite au moment de la scolarisation généralisée du début de ce siècle. Notre société valorise tout particulièrement le langage écrit, mais il reste à se demander pourquoi les fautes d'orthographe soulèvent plus d'inquiétudes que les erreurs de calcul est-ce parce que l'erreur, souvent qualifiée d'humaine, est tolérable tandis que la faute renvoie a la culpabilité, sentiment torturant, tortueux, source d'une sourde inquiétude? Que de «devoirs» (tache à effectuer ou obligation morale) attendent l'enfant au tournant. Il ne manquera pas de rencontrer nombre d'adultes pour lui faire la « leçon» sur sa manière d'écrire et de lire... Heureusement, les programmes informatiques de dictée vocale et les correcteurs orthographiques et grammaticaux pointent leur nez, et permettent d'entrevoir qu'un siècle de cauchemars pour de nombreux enfants et adultes dysorthographiques est en train de s'achever et pourrait laisser la place a une nouvelle manière d'aborder l'écrit.

Understanding words, behaviour, and concepts

By JEAN-PIERRE on 12 Apr, 08


Newborns are like visitors from a foreign country: they can't speak our language or understand fully what we're saying to them. But they're fast learners. Research shows babies start listening to their parents' voices in the womb. Once born, they begin tuning in to your words and sentence patterns to figure out what you're saying. They also use their powers of observation to learn more complicated things about the physical and emotional world such as love, trust, time, and cause and effect.

When it develops
Learning to understand what others are saying and doing starts before your baby is born. In the beginning, he won't know the meaning of the words you use, but he'll pick up on your emotions (such as love, concern, anxiety, and anger). By the time he's four months old, he'll recognise his own name, and by eight to 12 months he'll understand simple requests such as "No" or "Don't touch." Around 27 months he'll be able to follow two-step commands such as "Go in the kitchen and get your shoes." By three, he'll have a vocabulary of several hundred words and a pretty good sense of the more complicated aspects of everyday life such as food shopping, telling time, and house-cleaning.

How it develops
Newborn to one month
Every waking moment, babies are taking in new information about the world they find themselves in, using their senses to figure out what's happening around them. They don't have the information that adults and older children use to make sense of what they take in — they are building that store of information every day. Many experts say babies understand more than most parents think they do.
Babies are emotionally attuned to the people around them as one of their survival skills and can understand how you feel and what you're thinking by the tone of your voice, the set of your mouth, the pace of your breathing, the feel of your skin, and the glint in your eye. Your baby will form his version of reality from the way you respond to him — deciding he's worthwhile because you pick him up when he cries, stare lovingly into his eyes, and feed him when he's hungry. As your baby's motor skills advance, his memory gets better, his attention span lengthens, his ability to speak improves, and his social skills become more polished, he will also understand more.

Two to three months
Your baby continues to soak up everything in his environment. His favourite activity is watching what goes on around him, and he understands now that you will soothe, feed, and play with him when he needs you. His first genuine smile pops up about this time, bringing you joy. He understands that this is one way to let you know he's satisfied. He'll also enjoy the response he elicits with his grin. By three months, he'll add some gurgling sounds to his smile, initiating a primitive form of conversation with you.

Four to seven months
Your baby knows his name now and understands that you are calling him when you say it. He'll even respond by turning towards you. He's becoming more attuned to your tone of voice, too. When you sound friendly, he'll react joyfully, and if you speak to him sharply, he'll probably cry. He's also beginning to tell the difference between strangers and familiar faces, and he may cry when you put him in the arms of someone he doesn't recognise

Eight to 12 months
Your baby's beginning to understand simple requests. Say "No" when he tries to touch the electric socket, for example, and he'll pause and look at your face — maybe even shake his head "No" in return. He's also testing your responses to his behaviour. He'll throw food on the floor just to see what you'll do, and then file your response in his memory bank. Later he'll test the waters again to see whether you react the same way.

12 to 18 months
By 18 months, your baby should be able to understand and use at least 50 words. And he'll be able to follow your directions even if they involve two separate actions — for example, "Pick up those building blocks, and put them in the toy chest."

19 to 23 Months
Your child is beginning to understand that his wants may not necessarily converge with yours. He'll try to assert himself — folding his arms resolutely under his armpits when you want him to hold your hand, for example. He's also beginning to understand simple concepts such as space and dimension. He can probably put together a basic puzzle now, and he knows the difference between a triangle and a square and can place each shape in its appropriate spot in a shape-sorter when asked.
He's also figuring out cause and effect — he'll know that when he pulls the lever on his jack-in-the-box, for example, a clown pops out. This new skill will come in handy when he's ready to toilet train (probably not for a few more months).

24 to 36 months
By now your child has a pretty good understanding of language. Development experts say most two-year-olds understand at least 150 words and add ten new ones to their vocabulary nearly every day. Since language acquisition has become practically second nature, your child can now turn his attention to more complicated concepts that involve his emotions.
Between the ages of two and three, your child will understand the basic building blocks of relationships: love and trust. He knows that you and the rest of the family care for him and are on his side. He's learned these important concepts by the way you've treated him in the first few years of his life. Your showering him with affection, responding to his needs, and keeping him safe have helped him become a secure and basically optimistic child.

He's beginning to comprehend more complicated aspects of everyday life, too, such as food shopping, telling time, and housecleaning, by watching you in your day-to-day activities. He's also gaining a deeper understanding of how he should treat others (also by watching you). The easiest way to ensure he grows up to become a kind and helpful person is to make sure you treat others, especially him, that way.

What comes next
The number of words your child can understand and say will continue to grow rapidly. By the age of six, most children have a vocabulary of nearly 13,000 words. In the next few years, he will begin to comprehend ever more complex ideas and situations, such as basic maths, telling right from wrong, and what will happen in the future.

Your role
Talking and reading to your child will help him learn good communication skills. In general he'll understand a word before he is able to say it himself.
Playing with him will help him learn more about the way the world works. Challenge him with age-appropriate toys and games to encourage his mental and physical development.
Be affectionate, and show your child how much you love and care for him. That's the best way to teach him about important emotional concepts such as empathy.

When to be concerned
If, by the age of three, your child seems to have problems understanding the simplest directions and suggestions, talk to your doctor. You may also want to consult your doctor if your child seems genuinely perplexed when you ask him do something simple. For example, if you've shown your toddler how to open a box countless times and he still doesn't seem to understand how to do it, he may have a cognitive delay.

Troubles Dépressifs Chez L'ENFANT (CAS CLINIQUE)

By JEAN-PIERRE on 07 Apr, 08

Situation 1.
Madame N. s'inquiète du comportement de son fils. Michel perd tout intérêt pour l'école depuis la rentrée des vacances de février. Jusqu'ici excellent élève sans avoir besoin de faire beaucoup d'efforts. Michel reproche à son instituteur de ne pas s'occuper lui .Par ailleurs, il se montre opposant et irritable. Madame N. explique qu'immédiatement après les vacances de Noël, le couple parental s'est brutalement séparé. Son mari, professeur d'histoire dans un collège, est parti vivre avec une de ses collè¬gues avec laquelle il aurait eu semble-t-il une liaison bien caché depuis près de deux ans. Madame N., comme ses deux enfants, a été totalement décontenancé par cette nouvelle. Michel n'évoque pratiquement pas la situation, mais il ne semblait pas apprécier de passer les vacances de Pâques avec son père et sa nouvelle amie. Au retour des vacances, il n'a fait aucun commentaire. Quelques jours avant de se rendre chez son père -ce qu'il fait deux fois par mois - il devient encore plus renfrogné et mange très peu.

Situation 2.
Le CM2 s'avère bien difficile pour Frédéric. Son père pense qu'il est temps de réagir. L'entrée en sixième est pour bientôt et il ne s'agit pas pour cet ingénieur au parcours scolaire et profession¬nel de tout temps brillantissime d'avoir un fils qui se paralyse au moindre contrôle alors qu'il a (l'intelligence de son père). D'autant plus que tous les soirs durant trois heures et tous les week-ends deux heures le matin et l'après ¬midi, monsieur G- fait réviser à Frédéric ses leçons et lui donne du travail supplé¬mentaire que son fils effectue correctement à chaque fois. (Alors pourquoi échoue-t-il chaque contrôle aussi bien écrit qu'oral? Je vous le demande Docteur). Madame G. essaie bien de suggérer qu'il faudrait peut-être ne pas saturer l'enfant, ne pas lui répéter sans cesse qu'il est nul et qu'il ne pourra intégrer la même grande école que son père, qu'il sera plus tard chômeur etc. Mais monsieur G, ne laisse guère sa femme développer son idée. Les méthodes qu'il utilise sont celles de ses parents. Elles ont fait leurs preuves.

Situation 3.
La situation d'Amélie après deux CP puis une classe de perfectionnement a été examin